L214 porte plainte pour cruauté contre l’abattoir de Perpignan, salariés suspendus.

Animaux frappés, électrocutés ou découpés vivants : L214 dépose plainte pour cruauté contre l'abattoir de Perpignan, des salariés mis à pied

Animaux frappés, électrocutés ou découpés vivants : L214 dépose plainte pour cruauté contre l’abattoir de Perpignan

L’association L214 a déposé une plainte le 26 août 2026 pour actes de cruauté, sévices graves et mauvais traitements sur les animaux contre l’abattoir de Perpignan. Des vidéos, visionnées par nos équipes, montrent des cochons, moutons et vaches encore vivants, frappés, électrocutés ou saignés par des employés de l’abattoir.

Après une enquête approfondie, L214 a formellement accusé l’établissement de maltraitance. Le parquet a confirmé à France 3 Occitanie avoir reçu cette plainte et a annoncé l’ouverture d’une enquête. Les images de vidéosurveillance, révélées par l’association, montrent des conditions d’abattage alarmantes.

Les vidéos recueillies par L214, au nombre d’une centaine, montrent des scènes où des cochons sont frappés à coups de poing puis électrocutés avec un aiguillon électrique, un outil censé guider les animaux. D’autres séquences montrent des animaux qui se débattent dans des systèmes de contention défaillants avant d’être abattus, parfois encore conscients.

L214 a également rapporté que les moutons et les vaches subissent des traitements similaires. Les moutons sont vus suspendus à des chaînes, ensanglantés et en proie à la terreur, tandis que des vaches sont découpées vivantes, comme en témoigne une vidéo choquante.

L’association a transmis 5 heures et 30 minutes d’enregistrements au procureur et demande la fermeture immédiate de l’abattoir. Selon Sébastien Arsac, cofondateur de L214, les animaux sont victimes de violations répétées des réglementations et de comportements violents de la part du personnel.

Les services vétérinaires, présents lors des abattages, sont également critiqués pour leur inertie face à ces abus. En réponse à la plainte, une inspection complète de l’établissement a été ordonnée par les autorités.

La direction de l’abattoir, dirigée par Bernard Guasch, a annoncé la mise à pied des employés directement impliqués dans les actes de maltraitance. Guasch a reconnu que les images montrant un agent frappant un cochon étaient inacceptables et a promis des mes disciplinaires.

Les produits de cet abattoir sont distribués dans divers supermarchés de la région, y compris Carrefour et E.Leclerc, et certaines viandes sont commercialisées sous des labels bio.

Une enquête judiciaire a été ouverte par le procureur de la République de Perpignan pour examiner ces allégations de cruauté.

Source : France 3 Occitanie, L214

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *