En Syrie, les premiers procès de l’ère Assad révèlent une justice fragile
Lundi 24 août 2023, Ahmad Badr Al Din Hassoun, ancien grand mufti de Syrie de 2005 à 2021, a été condamné à la réclusion à perpétuité par un tribunal syrien. Cette décision survient alors qu’il était l’un des principaux propagandistes du régime d’Bachar al-Assad et un soutien religieux sunnite de premier plan. Le parquet avait initialement requis la peine de mort pour Hassoun, âgé de 77 ans, dont les biens ont également été confisqués.
Ce procès s’inscrit dans un contexte où la justice syrienne, longtemps critiquée pour son manque d’indépendance et d’impartialité, tente de se réformer. Les observateurs soulignent que ces premières condamnations pourraient être perçues comme un signe de volonté de changement, bien que la crédibilité du système judiciaire reste largement contestée.
Des données récentes sur l’état du système judiciaire en Syrie montrent que la confiance du public est à un niveau historiquement bas, exacerbée par des décennies de corruption et de répression. Les conséquences de ces procès pourraient influencer la perception du régime, tant sur le plan national qu’international.
Cette situation soulève des questions quant à l’avenir de la justice en Syrie et à la possibilité d’une véritable réconciliation dans un pays toujours marqué par des conflits internes.
Source : La Croix

