Les services marchands non financiers restent le premier moteur de la croissance du PIB
En 2025, l’économie française connaît un ralentissement, avec une croissance du PIB en volume de 0,8 %, après +1,5 % en 2024 et +1,6 % en 2023. Les services marchands non financiers subissent également ce ralentissement, bien que leur valeur ajoutée (VA) continue de croître à un rythme supérieur à celui des principales autres branches, enregistrant une hausse de 1,3 % après +2,1 % en 2024. En revanche, les secteurs de l’industrie-construction et des services principalement non marchands connaissent des taux de croissance limités, respectivement de +0,2 % après +4,0 % et +0,5 % après +1,5 %. Par ailleurs, la branche commerce, transport et services financiers maintient une progression de +0,7 %.
Sur la période 2019-2025, les services marchands affichent une croissance significative de la VA, atteignant +13,4 % en volume, tandis que les services non marchands augmentent de 5,2 %. En 2025, les services marchands non financiers demeurent les premiers créateurs de valeur ajoutée, générant 980,1 milliards d’euros, représentant 36,8 % de la valeur ajoutée totale de l’économie française, un niveau proche du pic de 2024 (36,9 %).
Les activités immobilières sont la principale source de croissance de la VA des services marchands, affichant une augmentation de 1,0 % après une légère baisse en 2024. En 2025, elles représentent environ 40 % de la VA des services marchands. D’autres branches, telles que l’information-communication, contribuent également de manière stable à cette croissance.
Cependant, certaines branches, dont l’hébergement-restauration et les arts, spectacles et activités récréatives, ralentissent. La première montre une dynamique modérée (+2,8 %), tandis que la seconde recule de 4,8 %, suite à un effet de base après une forte hausse en 2024 due aux Jeux olympiques et paralympiques.
En ce qui concerne la production de services marchands, une hausse de 1,5 % est observée, mais elle marque un ralentissement par rapport à 2024. Les services aux ménages continuent de croître, mais à un rythme plus lent, avec des performances contrastées au sein de ce secteur. Par exemple, la production des arts, spectacles et activités récréatives a connu un recul significatif.
Les prix dans le secteur des services marchands ralentissent également, enregistrant une hausse de 1,3 % après +2,2 % en 2024. Cette dynamique est plus modérée dans les services d’information-communication, où les prix des télécommunications continuent de diminuer.
Enfin, la demande intérieure en services marchands continue de croître, mais à un rythme moins soutenu, avec un investissement en services marchands qui augmente de 4,8 % en volume, devenant ainsi la composante la plus dynamique de la demande intérieure.
Source : Insee

