Une nouvelle variété de vigne testée en Champagne réduit les traitements nécessaires.

Une nouvelle variété testée grandeur nature dans les vignes de Champagne :

Une nouvelle variété testée grandeur nature dans les vignes de Champagne : « on va moins venir la traiter »

La Champagne travaille sur son matériel végétal pour continuer à produire des raisins de qualité et répondre aux problèmes posés par le changement climatique. Une variété plus résistante aux maladies est testée dans les vignes. Sa validation, si elle intervient, ne pourra pas avoir lieu avant une dizaine d’années.

Dans le clos Pompadour du domaine Pommery à Reims (Marne), une équipe de vendangeurs un peu spéciale est présente ce mardi 25 août 2026. Elle est composée de dégustateurs internationaux, notamment venus des États-Unis et de Chine, ainsi que de Reims, pour découvrir les cépages qui font la renommée du champagne.

« On a la chance d’avoir les sept variétés historiques de la Champagne. Aujourd’hui, il y en a trois qui sont les plus plantées. Les quatre autres sont anecdotiques sur l’appellation champagne, pour diverses raisons. Soit parce qu’elles sont difficiles à cultiver, soit parce qu’elles ne s’adaptent plus aux exigences technologiques de la Champagne », explique Clément Pierlot, chef de cave de la Maison Pommery.

Le chardonnay, le pinot noir et le meunier représentent 99 % des cépages cultivés en Champagne, tandis que les quatre autres variétés – l’arbane, le petit meslier, le pinot blanc et le pinot gris – ne représentent qu’environ 1 % des surfaces cultivées, utilisées pour des cuvées confidentielles. Une nouvelle variété, le Voltis, pourrait s’ajouter à cette palette.

Le Voltis est testé dans environ dix hectares. © France Télévisions

« L’intérêt principal de cette variété est qu’elle est complètement résistante à l’oïdium et possède une forte résistance au mildiou. Cela signifie que le nombre de traitements nécessaires sera considérablement réduit. En temps normal, un vigneron effectue huit à neuf traitements par an, tandis qu’avec le Voltis, cela ne nécessitera que trois traitements. C’est une solution particulièrement pertinente près des habitations », précise le vigneron Benjamin Muller, depuis ses vignes de Mailly-Champagne.

Depuis cinq ans, environ dix hectares ont été plantés par des vignerons de maisons coopératives pour un test grandeur nature, sous l’égide du comité Champagne. « Nous testons ces variétés pendant quinze ans de manière temporaire. Au terme de cette période, nous déciderons de leur inscription définitive dans le cahier des charges », souligne Sébastien Debuisson, directeur des services techniques du comité Champagne.

C’est en 2037 que l’on saura si le Voltis, qui se distingue par son poids généreux et sa vendange tardive, sera retenu dans le cahier des charges de l’appellation Champagne. La recherche ne s’arrête pas là, car d’ici 2028, deux nouvelles variétés, Serelis et Orellis, encore plus résistantes aux maladies, devraient également être testées.

Source : France Télévisions

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