Des arbres pollués contribuent à la pollution de l’air dans certaines zones urbaines.

Trop pollués, certains arbres finissent par polluer eux-mêmes

Trop pollués, certains arbres finissent par polluer eux-mêmes

Des chercheurs de l’université Jinan de Canton, en Chine, ont mis en lumière une problématique inattendue : certaines espèces d’arbres, bien que souvent considérées comme bénéfiques pour l’environnement urbain, peuvent en réalité contribuer à la pollution de l’air. Dans une étude publiée dans la revue Nature, le chercheur Bin Yuan et son équipe ont découvert que ces arbres augmentent indirectement la production d’ozone, un gaz nocif pour la santé humaine et l’environnement.

Initialement, l’objectif de l’étude était de comprendre l’impact de l’activité humaine sur la pollution par l’ozone. Cependant, les résultats ont révélé que certaines espèces d’arbres, en émettant des composés organiques volatils, favorisent la formation d’ozone dans l’atmosphère. Cette découverte soulève des questions sur le choix des arbres à planter dans les villes, où la lutte contre la pollution est cruciale.

En France, les niveaux de pollution de l’air restent préoccupants. Selon les données de l’INSEE, près de 48 000 décès prématurés seraient attribués à la pollution atmosphérique chaque année. Ce constat souligne l’urgence d’adopter des stratégies efficaces pour améliorer la qualité de l’air, en tenant compte des résultats de recherches comme celle de l’université Jinan.

Ainsi, bien que les arbres soient souvent perçus comme une solution pour rafraîchir les villes, il est essentiel de choisir judicieusement les espèces afin de ne pas aggraver la situation de la pollution de l’air.

Source : Nature, INSEE

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