Meta accepte de verser plus de 16 milliards de dollars pour mettre fin à un procès aux États-Unis
Meta a conclu un accord amiable historique le 26 août avec plusieurs États américains pour mettre un terme à un procès l’accusant de favoriser l’addiction des mineurs à ses réseaux sociaux. Dans le cadre de cet accord, le groupe californien s’engage à verser plus de 16 milliards de dollars, soit environ 13,7 milliards d’euros.
L’accord stipule que Meta imposera une limite par défaut de deux heures par jour d’utilisation combinée sur Instagram et Facebook pour les utilisateurs de moins de 18 ans. De plus, l’accès aux applications, à l’exception de la messagerie, sera restreint de minuit à 6 heures du matin. Ces nouvelles mes, qui pourront uniquement être assouplies par un parent, doivent entrer en vigueur dans les six mois pour les États signataires. Les notifications seront également suspendues de 22 heures à 7 heures et durant les heures de classe, tandis que les compteurs de « likes » seront masqués et les filtres imitant la chirurgie esthétique désactivés.
Cette annonce survient une semaine après le début du procès, qui fait suite à deux autres affaires similaires où Meta a déjà été condamné, à Santa Fe (Nouveau-Mexique) et Los Angeles (Californie). Les États plaignants reprochaient à Meta d’avoir menti sur les effets de ses réseaux sociaux sur les jeunes et de violer une loi fédérale sur la protection des données concernant les mineurs, en réclamant jusqu’à 200 milliards de dollars de pénalités.
De nombreuses autres procédures judiciaires sont en cours aux États-Unis, intentées par des jeunes utilisateurs accusant Meta d’avoir contribué à leur addiction aux réseaux sociaux et à des troubles psychologiques et comportementaux. Le procureur de Californie, Rob Bonta, a salué cet accord, affirmant qu’il « va rendre les réseaux sociaux moins dangereux pour les enfants » et évoquant les « transformations massives » que Meta a acceptées d’effectuer pour protéger les jeunes utilisateurs.
Source : La Croix

