Un Niçois en grève de la faim pour dénoncer la sérophobie
Nicolas Aragona, un résident de Nice, a entamé une grève de la faim pour attirer l’attention sur la stigmatisation persistante des personnes atteintes du VIH. Victime de sérophobie depuis de nombreuses années, il dénonce les discriminations qu’il subit tant sur le plan social que médical.
Depuis longtemps, Aragona fait face à des actes de rejet qui témoignent d’une méconnaissance persistante de la maladie, malgré l’existence de traitements efficaces depuis des décennies. Dans un témoignage poignant, il évoque les difficultés rencontrées lors de ses interactions médicales, notamment un incident avec un médecin remplaçant qui a refusé de poser un diagnostic. Il explique : « J’ai perdu quasiment tous mes amis et j’ai reçu des lettres de menace de mort chez mes parents. »
Un appel à des mes concrètes
Nicolas Aragona s’est associé à un autre individu séropositif pour exiger des mes de protection pour les personnes vivant avec le VIH, souvent menacées de précarité. Ils réclament la création d’un cadre législatif spécifique pour punir la sérophobie en tant que facteur aggravant de discrimination. Les deux hommes ont obtenu un rendez-vous avec Aurore Bergé, ministre chargée de la lutte contre les discriminations.
Un appel a été lancé pour un rassemblement devant tous les tribunaux de France le mercredi 26 août 2026 à 18h, avec une présence prévue devant le tribunal de Reims.
Conclusion
Cette initiative vise à sensibiliser le public et les décideurs aux enjeux de la sérophobie, un sujet qui mérite une attention accrue dans la lutte contre les discriminations.
Source : Ici.
