Quatre mois de prison avec sursis requis contre un policier municipal à Briançon
Un policier municipal de Briançon, ancien légionnaire, a comparu ce mardi 17 mars devant le tribunal correctionnel de Gap pour des menaces de mort à l’encontre d’une commandante de police nationale. La procureure a requis une peine de quatre mois de prison avec sursis. Le délibéré est attendu pour le 31 mars.
Cette affaire intervient dans un contexte de tension politique, alors que le maire de Briançon, Arnaud Murgia, a demandé à se constituer partie civile. La commandante de police, Catherine Morana, a témoigné de son sentiment de peur, une émotion rare pour une professionnelle aguerrie. Elle a déclaré : « Moi j’ai dit ce que j’avais à dire et puis j’attends le délibéré. »
Les faits remontent à une rumeur selon laquelle le maire conduirait sans permis. Deux policiers nationaux ont consulté un fichier sans autorisation pour vérifier cette information, qui s’est révélée fausse. En réaction à cette situation, l’ancien légionnaire a envoyé un SMS à la commandante, incluant la phrase : « À la Légion, j’ai appris à tuer des gens et à l’école de police que personne n’est au-dessus des lois. »
L’avocat de la défense, Me Jacques Lévy, a argumenté que le prévenu n’avait pas l’intention de menacer la commandante, mais qu’il exprimait simplement une vérité sur son passé militaire. De plus, le prévenu a porté plainte contre la commandante de police.
Le maire de Briançon a également demandé à être reconnu comme partie civile, soulignant le manque de remords du prévenu à son égard. Ce dernier aurait récemment adressé des messages d’insulte au maire, ce qui pourrait donner lieu à une nouvelle audience.
La défense a insisté sur le casier judiciaire vierge du prévenu et ses deux décennies de service sous le drapeau français. Finalement, le tribunal a relaxé l’ancien légionnaire des accusations de menaces de mort.
Source : France 3 Régions

