Waymo choisit Munich pour conquérir le marché européen des robotaxis
Waymo, filiale d’Alphabet, a annoncé son intention de lancer ses services de robotaxis à Munich d’ici fin 2027. Cette décision s’inscrit dans une stratégie d’expansion européenne, profitant d’un cadre réglementaire allemand favorable aux véhicules autonomes de niveau 4. La société, valorisée à 126 milliards de dollars, mise sur ses 350 millions de kilomètres parcourus et ses 20 millions de trajets payants pour se démarquer face à des concurrents comme Wayve, Uber et Baidu.
Contexte factuel
Waymo a réalisé une levée de fonds record en 2026, consolidant sa position sur le marché des véhicules autonomes. Avec une présence dans 11 villes américaines, la société utilise un modèle de déploiement en trois étapes : cartographie manuelle, tests supervisés et exploitation autonome. Munich devient ainsi son troisième marché international après Londres et Tokyo, et le premier au sein de l’Union européenne. Tekedra Mawakana, co-PDG de Waymo, souligne que Munich est un centre mondial de mobilité et d’ingénierie, offrant un environnement propice pour tester ses technologies.
Données ou statistiques
Munich, avec 1,5 million d’habitants, présente une densité urbaine et une infrastructure moderne favorables aux tests de véhicules autonomes. L’Allemagne a adopté une législation en 2021 autorisant la circulation de véhicules de niveau 4, sous réserve d’une autorisation du KBA. Waymo doit encore obtenir cette autorisation, mais ses performances en matière de sécurité, avec une réduction de 68 % des accidents, constituent un atout pour persuader les autorités allemandes.
Conséquence directe
Le lancement prévu pour fin 2027 représente un défi pour Waymo, qui devra adapter sa technologie aux exigences locales, recruter des équipes et convaincre les habitants de Munich d’adopter ses services. Après Munich, la société envisage d’étendre ses activités à Berlin, Hambourg et Stuttgart, renforçant ainsi sa position sur le marché européen avant de s’étendre à d’autres pays comme la France et l’Italie.
Source : Carnets du Business

