Les Banquiers Privés en Italie: Une Guerre des Talents et des Fortunes
Les banques, tant locales qu’internationales, se livrent une bataille acharnée pour attirer des banquiers spécialisés dans la gestion de fortune, en particulier ceux proches de nouvelles fortunes générées par des rachats d’entreprises. Selon une enquête du Financial Times, le secteur financier italien connaît une période florissante, avec des banquiers bien connectés qui en tirent profit.
Ces professionnels, chargés d’accompagner le placement et le développement de la richesse privée de leurs clients, sont désormais rétribués selon un modèle innovant. Ils peuvent recevoir entre 1 et 3 % des actifs qu’ils apportent à leur nouvel employeur, en plus d’une rémunération basée sur les revenus générés par leurs portefeuilles clients. Ce statut, qualifié d’« agent lié », est en forte demande en Italie, représentant près de 60 % du secteur de la banque privée selon la banque Lombard Odier.
Contexte Factuel
La compétition s’intensifie entre les banques italiennes, telles que Monte dei Paschi di Siena, Mediobanca et Intesa Sanpaolo, et les grandes institutions internationales comme JPMorgan Chase, UBS et BNP Paribas. Cette dynamique est alimentée par un mouvement global où des fonds d’investissement acquièrent de plus en plus d’entreprises, générant ainsi de nouvelles fortunes. Selon le cabinet PwC, les transactions dans le secteur de la finance non cotée ont atteint 457 milliards d’euros en 2025, marquant une augmentation de 28 % par rapport à l’année précédente.
Données ou Statistiques
La finance non cotée, qui permet aux épargnants de diversifier leurs investissements, continue de croître. En parallèle, la montée des fortunes nouvelles, souvent héritées par des familles ou des chefs d’entreprise ayant vendu leurs sociétés, alimente la demande pour des conseillers en gestion de patrimoine.
Conséquence Directe
Cependant, cette guerre des talents n’est pas sans ses défis. Un représentant d’une grande banque a souligné que la recherche de croissance des actifs pourrait ne pas être rentable à long terme, les contrats des agents liés étant jugés trop coûteux pour les établissements. La consolidation bancaire en Italie pourrait également réduire le nombre de banques sur ce créneau, entraînant une hausse des salaires pour les banquiers des institutions rachetées.
Source : Financial Times

