Pourquoi les entreprises sont-elles si frileuses à l’embauche à la rentrée ?
Les intentions d’embauche des cadres atteignent leur plus bas niveau depuis la crise sanitaire. Le contexte international, et les échéances électorales poussent les entreprises à la prudence, même si certains secteurs continuent de recruter.
Les perspectives d’emploi pour cette rentrée sont préoccupantes. Selon l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), seulement 7 % des entreprises envisagent d’embaucher au moins un cadre dans les mois à venir, un chiffre qui représente le plus bas niveau observé depuis le début de la crise du Covid-19. L’Apec souligne que bien que la situation ne soit pas à un « effondrement », le climat s’assombrit.
Cette frilosité à l’embauche s’explique en partie par un contexte international incertain, notamment le conflit persistant au Moyen-Orient, qui complique l’évaluation des niveaux d’activité futurs. Les entreprises préfèrent donc conserver leurs équipes en place plutôt que de prendre des risques avec de nouvelles embauches. Cela crée une situation difficile pour les jeunes entrant sur le marché du travail.
De plus, la période préélectorale ajoute à l’incertitude, les entreprises craignant des hausses d’impôts dans le budget 2027. Cette situation incite également les cadres à hésiter à changer d’emploi, réduisant ainsi les opportunités.
Tous les secteurs ne sont pas affectés de la même manière. Tandis que les services souffrent, l’industrie, notamment dans des domaines comme le nucléaire, la défense et l’aéronautique, continue de rechercher des compétences spécifiques. Les petites entreprises semblent également plus enclines à recruter, en contraste avec les grandes entreprises, qui affichent des intentions d’embauche plus faibles.
Source : Apec, baromètre du 3e trimestre 2026.

