Le riche business des parcs d’attraction : Dragon Ball en France ?
L’Elysée a récemment annoncé le développement d’un complexe de parcs d’attraction en France, dont un serait consacré à l’univers de Dragon Ball. Cette annonce, faite le 24 août 2026, marque une étape significative dans le domaine du divertissement en France.
Le projet, soutenu par la monarchie saoudienne, comprend trois parcs en France. En parallèle, l’entreprise Qiddiya en Arabie saoudite a prévu de créer une vaste destination de loisirs de plus de 500 000 m², inspirée des différentes séries de Dragon Ball. Ce complexe comprendra plus de trente attractions, dont un dragon Shenron de 70 mètres, ainsi qu’un ensemble d’hôtels et de restaurants.
Un marché en pleine croissance
Le marché des parcs d’attraction en France est florissant, avec une valeur estimée à 3,2 milliards d’euros en 2025, plaçant la France en tête du marché européen, suivie par l’Allemagne et le Royaume-Uni. Disneyland Paris domine le secteur, représentant environ 82 % du marché, tandis que d’autres parcs comme le Parc Astérix et le Puy du Fou enregistrent des parts de marché respectives de 6,6 % et 5,7 %.
Disneyland Paris a investi 13 milliards d’euros depuis son ouverture en 1992 et a dépassé les 445 millions de visites cumulées. Le chiffre d’affaires pour 2025 est estimé à 2,68 milliards d’euros.
Concurrence accrue
Avec l’essor des franchises japonaises comme Dragon Ball, la concurrence pour les parcs français pourrait s’intensifier. La Japan Expo, par exemple, a attiré plus de 200 000 visiteurs en quatre jours, soulignant l’intérêt croissant pour la culture manga.
Par ailleurs, le Parc Astérix a enregistré 2,9 millions de visiteurs en 2025, affirmant sa position comme le deuxième parc le plus fréquenté en France. Le Futuroscope et le Puy du Fou, qui attirent également des millions de visiteurs, adoptent des stratégies axées sur l’immersion et l’innovation.
Perspectives d’avenir
Le projet Qiddiya pourrait redéfinir le paysage des loisirs en France, en introduisant des licences populaires dans le secteur. Alors que la France demeure la première destination touristique mondiale, attirant 102 millions de visiteurs internationaux, l’impact de cette nouvelle dynamique reste à évaluer.
Ce développement souligne l’importance croissante des franchises de divertissement dans l’économie des parcs d’attraction, et la manière dont elles peuvent influencer les stratégies des acteurs établis.
Source : L’Elysée, Disneyland Paris, Eurostat



