Cybersécurité : quatre projets personnels pour se démarquer auprès des recruteurs

Cybersécurité : quatre projets personnels pour se démarquer auprès des recruteurs

Pour accéder à leur premier emploi, les étudiants en cybersécurité ne peuvent plus se contenter de leurs diplômes. Ils doivent se démarquer en concevant un homelab ou en lançant une activité en freelance. En effet, trouver un stage, une alternance ou un premier emploi est devenu un véritable défi pour de nombreux étudiants. Jodry Bibila, consultant en cybersécurité chez Squad, souligne que de nombreux étudiants peinent à obtenir des stages, même après avoir envoyé une centaine de candidatures.

Cette situation amène les étudiants à comprendre que le diplôme seul ne suffit plus. Pour se démarquer, il est crucial de démontrer une expérience concrète, souvent à travers des projets personnels. Ces projets peuvent prendre plusieurs formes.

Le homelab : projet indispensable pour les profils techniques

Jodry Bibila a conçu son propre homelab, un laboratoire informatique personnel qui permet de tester et administrer des infrastructures informatiques dans des conditions proches de celles d’un environnement professionnel. Des plateformes en ligne comme TryHackMe ou Hack the Box facilitent cette démarche. Bibila a installé des outils pour simuler un Centre opérationnel de sécurité (SOC), en réalisant des simulations d’attaques et de défenses.

Théo Cygan, élève à l’école 2600, a également monté un homelab en une semaine, en s’appuyant sur des ressources en ligne. Ce type de projet permet aux étudiants d’apprendre par l’expérimentation, en corrigeant les erreurs rencontrées. Bibila a même réalisé une vidéo de retour d’expérience, qu’il a intégrée à son CV, ce qui a suscité l’intérêt d’un recruteur.

Des analyses de risques fictives pour les profils GRC

Pour les étudiants spécialisés en gouvernance, risque et conformité (GRC), il est recommandé de réaliser des analyses de risques sur des systèmes d’information fictifs. Jodry Bibila conseille d’utiliser des outils comme ChatGPT pour générer des structures d’entreprise et identifier leurs vulnérabilités. Les étudiants peuvent appliquer des méthodes comme Ebios Risk Management pour proposer des solutions de remédiation.

Produire un rapport ou une vidéo de présentation des résultats permet de démontrer les compétences acquises lors de ces projets, rendant ainsi leur candidature plus attractive.

Lancer son activité en freelance

Zaki Boumaza, étudiant en mastère cybersécurité à Hetic, a choisi de se lancer en freelance pour renforcer ses compétences. Il aide des petites entreprises à améliorer leur cybersécurité, notamment en développant un EDR intelligent intégrant de l’IA. Ce projet lui permet de mettre en avant ses compétences techniques et son autonomie sur son CV.

Boumaza prévoit de présenter son prototype au Campus Cyber, ce qui représente une opportunité de valorisation de son travail et de ses compétences en communication.

Profiter du matériel et des compétences de l’école

D’autres étudiants, comme Michel Kouamé, utilisent les ressources de leur école pour développer des projets. Kouamé a conçu un cluster à partir de vieux ordinateurs, permettant aux élèves de réaliser des expériences de sécurité informatique. Il a également développé un outil de scan de réseau, mettant en avant ses compétences en DevSecOps et en déploiement de cluster Kubernetes.

Jodry Bibila constate que ceux qui ont réalisé des projets personnels ont un avantage significatif lors des entretiens d’embauche, par rapport à ceux qui se sont contentés de suivre des cours.

Cette dynamique souligne l’importance d’une approche proactive dans la formation des futurs professionnels de la cybersécurité.

Source : JDN

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