Le Panama et le Salvador sonnent l’alerte face à El Niño

Le Panama et le Salvador sonnent l’alerte face à El Niño

Le Panama et le Salvador ont déclaré un état d’alerte mardi en raison du phénomène climatique El Niño, qui s’annonce comme exceptionnel et a déjà entraîné une réduction du trafic dans le canal de Panama.

El Niño est un phénomène naturel qui se manifeste tous les deux à sept ans, provoquant un réchauffement des eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial. Ce phénomène entraîne des variations climatiques, avec des périodes plus chaudes et sèches dans certaines régions, et plus fraîches et humides dans d’autres, accompagnées d’événements climatiques extrêmes. Selon des experts, El Niño, en conjonction avec le réchauffement climatique d’origine humaine, pourrait contribuer à faire de 2027 l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Dans ce cadre, la ministre de l’Intérieur panaméenne, Dinoska Montalvo, a annoncé l’instauration d’un état d’urgence pour « être prêts à affronter ce qui pourrait arriver ». Cette me vise à accélérer les procédures administratives pour faire face aux impacts de ce phénomène.

La semaine dernière, l’Autorité du canal de Panama avait déjà indiqué que, en raison d’un manque d’eau, le trafic de la voie interocéanique allait diminuer, passant de 36 à 34 transits par jour à partir du 3 septembre, puis à 32 transits à partir de mi-septembre. Environ 5 % du commerce maritime mondial transite par ce canal long de 80 kilomètres.

Plus au nord, le Salvador a également déclaré une alerte maximale face à El Niño, qui entraîne une sécheresse généralisée. En août, 14 records de températures ont été battus, selon les autorités environnementales. La Protection civile a ainsi déclaré une alerte rouge en raison d’une sécheresse météorologique et agricole sur tout le territoire national. Cette me inclut la surveillance des ressources en eau et des cultures, ainsi que le renforcement de la surveillance épidémiologique.

L’absence de précipitations a conduit à une baisse des niveaux d’eau et à des pertes de récoltes. D’après l’Association de la Chambre salvadorienne des petits et moyens producteurs agricoles, la première récolte de céréales de base pourrait subir une perte d’environ 20 % de sa production. Précédemment, le ministère de l’Agriculture avait annoncé une aide alimentaire pour soutenir les foyers d’agriculteurs touchés par la sécheresse.

Le Salvador se situe en partie dans le « couloir sec » de l’Amérique centrale, une région particulièrement vulnérable aux phénomènes climatiques extrêmes. Une situation similaire est observée au Honduras, où près de 80 % du territoire est également en état d’alerte, en raison de pertes de récoltes de maïs et de haricots.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a récemment estimé que l’Amérique centrale pourrait être « probablement la région la plus touchée en termes d’augmentation relative de l’insécurité alimentaire » due à El Niño.

Du Mexique au nord du Brésil, environ 110 millions de personnes ont connu le mois de juillet le plus chaud de toutes les données disponibles, selon des analyses basées sur les données du programme européen Copernicus.

Source : Radio-Canada

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *