Dan Jurgens poursuit pour le « Black Label » son hommage à l’époque tourmentée qui a vu naître le Chevalier noir. Un deuxième album très réussi.
Résumé : Gotham City, 1940. Les États-Unis se tiennent encore à l’écart de la guerre qui sévit en Europe, mais la perspective d’un engagement américain est sous toutes les lèvres. L’atmosphère devient encore plus lourde lorsque la ville découvre un tueur en série, qui met en scène ses meurtres en utilisant un nœud coulant. La peur se répand à Gotham, et la population et les médias s’interrogent : reverra-t-on l’étrange « Bat-Man » ? Cette affaire de meurtres traverse les murs de la ville et attire une reporter : Loïs Lane.
Critique : Après le remarqué Bat-Man. First knight, le duo formé par Dan Jurgens et Mike Perkins revient avec ce deuxième titre qui met en scène un adversaire bien connu de cet univers : l’Épouvantail. Le récit s’ancre dans son époque, à savoir le contexte de la Deuxième Guerre mondiale, période où les États-Unis ne sont pas encore engagés. La peur constitue le fil rouge du récit, exploitée par l’Épouvantail, un personnage imaginé par Bob Kane et Bill Finger en 1941, qui rêve d’attirer l’attention de l’Allemagne pour déployer sa macabre invention.
Le scénario évoque également le succès du cinéma de l’époque, incarné par Julie Madison, un autre personnage issu de la création de Batman, qui développe une relation sentimentale avec Bruce Wayne. Le récit joue sur un « retour aux origines », réemployant des personnages classiques tout en ancrant ses aventures dans un contexte socio-politique anxiogène.
Ce deuxième volume introduit également Loïs Lane et Superman, créant un contraste entre l’infaillibilité supposée de Superman et la noirceur du misanthrope Batman. Le Chevalier noir apparaît faillible, ce qui le rend très humain, représentant un héros encore en apprentissage.
Le dessin réaliste de Mike Perkins renforce l’ancrage du récit dans une ambiance film noir, apportant expressivité aux personnages. La mise en couleur soignée de Mike Spicer utilise une palette de couleurs sombres, contribuant à l’atmosphère générale.
Cette interprétation de Batman, hommage à ses origines, séduira aussi bien les amateurs du héros que ceux des polars noirs. Une réussite à mettre au crédit de la collection « Black Label » de DC.
Source : aVoir-aLire.com



