Vitesse excessive et non-respect des règles de sécurité : collision de deux navires dans les Alpes-Maritimes
Le parquet de Marseille a annoncé que le pilote d’un semi-rigide naviguait à une vitesse « élevée » et n’a pas respecté les règles de priorité lors de la collision survenue le dimanche 24 août 2026, impliquant un yacht de 12 mètres. Le bilan fait état de 10 blessés et d’une personne disparue.
L’accident s’est produit vers 22h40, dans des conditions de mer calme, à la sortie du port de Mandelieu-la-Napoule, dans le golfe de la Napoule. Le choc a impliqué un semi-rigide de type Zodiac Tempest de 7 mètres, transportant 10 personnes, et un yacht PARDO 38 de 12 mètres, qui avait à son bord 10 passagers et un skipper.
Selon un communiqué du parquet de Marseille, publié le 25 août, le yacht a été touché sur son avant bâbord par le semi-rigide. Les premières constatations indiquent que le yacht naviguait à une vitesse normale, tandis que celle du semi-rigide était excessive. De plus, les règles de priorité, stipulées par la Convention COLREG (Convention sur le règlement international pour prévenir les abordages en mer), n’ont pas été respectées par le pilote du semi-rigide. Ce dernier n’était pas sous l’emprise de l’alcool ou de produits stupéfiants au moment des faits.
Le bilan humain est sévère, avec 10 blessés : 1 sur le yacht, 9 sur le semi-rigide, et une personne disparue. Les recherches pour retrouver cette personne ont été abandonnées le 17 août.
Deux des victimes, dont le skipper du semi-rigide, sont toujours hospitalisées avec des bless graves, l’une d’elles ayant un pronostic vital engagé. Les autres passagers, bien que ne nécessitant pas d’hospitalisation pour des bless physiques, souffrent de chocs post-traumatiques en raison de l’impact.
Des expertises supplémentaires sur les deux navires sont prévues dans les jours à venir pour déterminer les causes exactes de l’accident. L’enquête de flagrance, initialement ouverte par le Parquet de Grasse, a été confiée à la Brigade Maritime et à la Brigade Nautique d’Antibes, avant d’être reprise par le Tribunal Maritime de Marseille.
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