Reconnaître et soigner la dépression liée au cancer

Reconnaître et soigner la dépression liée au cancer

Entre un quart et un tiers des personnes soignées pour un cancer traversent une phase de dépression. Ce chiffre augmente pour celles qui subissent une rechute métastatique, représentant une double peine et un combat supplémentaire à mener. Toutefois, la bataille contre cette maladie psychique peut être gagnée.

Le risque de dépression chez les patients atteints de cancer est significatif, touchant entre 20 et 30 % des malades, indépendamment de leur type de cancer. Parmi les femmes atteintes de cancer du sein, environ 30 % présentent une dépression clinique à un moment de leur parcours. Pour celles confrontées à une forme avancée ou métastatique, ce taux grimpe à 35-40 %, selon les études, un chiffre bien supérieur à celui observé dans la population générale.

Le premier diagnostic est souvent vécu comme un « tsunami », tandis qu’une rechute métastatique constitue un second choc, brisant l’illusion d’une rémission. Ce retour brutal à la condition de malade peut fragiliser l’identité de la personne. De plus, la récidive réactive souvent le traumatisme initial, ravivant des souvenirs douloureux des traitements et de la peur de la mort.

Dépister la dépression est crucial, car cette détresse psychique altère la qualité de vie et peut mener au refus des traitements, avec des conséquences dramatiques pour l’évolution du cancer et les chances de survie. Cependant, la dépression est souvent masquée chez ces patients, car ils attribuent leurs symptômes à la maladie ou aux effets des traitements, pensant que leur état est normal.

Il est essentiel de prendre en compte le vécu des patients, en particulier lors de leur première expérience avec le cancer. Le contexte social, familial et économique joue également un rôle important. Les femmes, souvent responsables des tâches ménagères et parentales, peuvent se sentir encore plus isolées lors d’une rechute.

Les signes de dépression à surveiller incluent des troubles de l’appétit et du sommeil, une humeur triste persistante, une perte d’intérêt pour des activités autrefois appréciées, et un repli sur soi. Il est crucial de ne pas rester seul face à ces difficultés et de demander de l’aide dès que nécessaire.

Les professionnels de santé, tels que les oncopsychologues, peuvent orienter les patients vers des ressources adaptées. Des dispositifs comme « Mon soutien psy » permettent de bénéficier de séances chez un psychologue remboursées, facilitant ainsi l’accès à un soutien psychologique.

Lutter contre la dépression en parallèle d’un cancer nécessite un surcroît d’énergie, d’autant plus lorsque le cancer est métastatique.

Source : Rose Magazine

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *