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Recrutement des cadres : un niveau historiquement bas

Selon le dernier baromètre de l’Apec, les intentions de recrutement dans les grandes entreprises sont au plus bas depuis le début de la me en 2020. En moyenne, toutes tailles confondues, seulement 7% des entreprises envisagent d’embaucher au moins un cadre au cours du 3e trimestre 2026, ce qui représente « l’étiage le plus bas observé ces dernières années ». Cette information provient de deux enquêtes réalisées en juin, auprès de 1.000 entreprises et de 2.000 cadres.

Les petites et moyennes entreprises affichent des intentions de recrutement stables, et même une légère hausse dans les très petites entreprises. En revanche, les grandes entreprises subissent une forte baisse : seules 42% d’entre elles prévoient de recruter au moins un cadre au 3e trimestre, contre 48% en mars et 45% en juin 2025.

Contexte économique

Ce ralentissement s’inscrit dans un climat d’incertitude économique et d’attentisme, exacerbé par le conflit au Moyen-Orient, qui rend les entreprises plus prudentes quant à leurs prévisions d’activité. Certains secteurs, comme l’aéronautique et la construction navale, affichent toutefois des intentions de recrutement plus dynamiques, avec une augmentation de 2% sur un an.

Difficultés de recrutement

Parallèlement, les entreprises anticipent moins de difficultés de recrutement, le taux atteignant son plus bas niveau depuis cinq ans. 61% des entreprises ayant un projet de recrutement de cadre estiment qu’elles feront face à des difficultés d’embauche. Ce climat de méfiance se traduit chez les cadres par des craintes croissantes concernant la pérennité de leur poste, surtout parmi les jeunes professionnels, ainsi qu’un recul des intentions de changement d’entreprise à court terme.

Perspectives futures

En avril, l’Apec avait présenté des prévisions optimistes pour 2026, avec une hausse de 4% des embauches de cadres attendue, mais ces prévisions étaient basées sur des données antérieures à la guerre au Moyen-Orient. La directrice générale de l’Apec, Annelore Coury, a souligné que les chiffres du troisième trimestre ne constituent pas « un effondrement », laissant entrevoir une possible inflexion à la hausse dans les mois à venir.

Source : Apec

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