Donald Trump propose de renommer le lac Ontario en « lac de l’Amérique »
La guerre des mots entre le président des États-Unis, Donald Trump, et le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, s’intensifie. Dans une publication sur son réseau social Truth Social, Trump a suggéré, mardi matin, de renommer le lac Ontario en « lac de l’Amérique ». Il a affirmé que les États-Unis envisagent sérieusement de changer ce nom, indiquant que cela découle d’une diminution des échanges commerciaux avec la province.
Plus tard dans la journée, Trump a publié une carte où le nom « Ontario » est barré et remplacé par « lac de l’Amérique », illustrée par le drapeau américain sur la ville de Toronto.
En réponse, Doug Ford a reconnu, lors d’une interview sur CNN, que le ton de la discussion était monté. Il a déclaré : « C’est devenu un peu personnel hier entre moi et le président, mais je veux conclure un accord, un bon accord pour le peuple américain et un bon accord pour les Canadiens. »
Ford a qualifié de « rhétorique » les propos de Trump, soulignant l’importance de protéger la souveraineté de l’Ontario et du Canada. « Mon rôle est de protéger l’Ontario et le Canada, et ironiquement, de protéger aussi le peuple américain », a-t-il ajouté.
L’ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, a également commenté la situation, affirmant que le Canada n’avait « pas d’autre choix que de se défendre face aux menaces » de Trump.
Ce n’est pas la première fois que Trump propose de renommer un repère géographique. En 2025, il avait signé un décret pour rebaptiser le golfe du Mexique en « golfe de l’Amérique ».
Lors d’un point de presse, Ford a indiqué que toutes les options étaient sur la table pour répondre aux tarifs douaniers imposés par les États-Unis. Il a également demandé à Ottawa de couper l’approvisionnement en électricité et en minéraux critiques vers les États-Unis si le conflit commercial se poursuivait.
Cette escalade des tensions entre le Canada et les États-Unis pourrait avoir des répercussions sur les relations commerciales entre les deux pays.
Source : Radio-Canada



