La plateforme Avenza cesse la diffusion de cartes numériques
Des gestionnaires de sentiers et des clubs de plein air ont récemment été confrontés à une mauvaise nouvelle. La plateforme Avenza, qui fournissait des cartes sur appareils mobiles, a annoncé qu’elle ne diffuserait plus de nouvelles cartes et qu’elle n’apporterait plus de mises à jour aux cartes existantes.
Les organisations touchées, notamment la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) et Rando Québec, sont désormais à la recherche de nouvelles solutions. « Depuis qu’Avenza a fusionné avec Blue Marble Geographics, certaines fonctionnalités ne sont plus accessibles pour la SEPAQ sur l’application, » a confirmé Simon Boivin, porte-parole de la SEPAQ. Actuellement, la SEPAQ discute avec un nouveau fournisseur qui pourrait offrir des fonctionnalités équivalentes à celles d’Avenza.
En attendant, les utilisateurs peuvent encore télécharger gratuitement les cartes existantes sur Avenza. Cependant, la SEPAQ ne prévoit pas de se tourner vers Ondago, une autre plateforme québécoise, car celle-ci propose un produit payant pour les gestionnaires de sentiers. « Avenza répondait parfaitement aux besoins de localisation sur le terrain de la SEPAQ, gratuitement, » a ajouté Boivin.
Avenza utilise un modèle basé sur le PDF géoréférencé, un document statique intégré avec une géolocalisation. Ce modèle permet de situer les utilisateurs sur la carte. « Il est facile d’utilisation et son format permet de faire des mises à jour rapides avec un degré d’autonomie intéressant pour notre équipe, » a précisé Boivin.
Rando Québec, qui travaillait également avec Avenza, est en quête d’une autre solution, mais envisage de ne pas se diriger vers le PDF géoréférencé. « Le PDF géoréférencé a une durée de vie limitée dans le temps, » a déclaré Grégory Flayol, directeur adjoint de Rando Québec. L’organisation prévoit de développer sa propre application, Balise Mobile, à partir de sa base de données géomatique.
La plateforme Ondago, qui met l’accent sur l’interactivité, pourrait être une alternative, mais elle propose des services payants pour les gestionnaires. « Notre expérience montre que les modèles entièrement gratuits sont difficiles à maintenir à long terme, » a commenté Annie Mercier, représentante d’Ondago.
Les randonneurs ont également accès à d’autres applications de partage de sentiers, comme AllTrails, mais celles-ci ne reposent pas sur des données officielles, pouvant ainsi induire en erreur les utilisateurs.
Source : La Presse



