En 2025, 78 % des nouveau-nés ont reçu uniquement le nom de leur père
Depuis 2005, la législation française permet aux parents de choisir d’attribuer à leur enfant leurs deux noms de famille, dans l’ordre de leur préférence, ou un seul de leurs noms. Cette réforme vise à promouvoir l’égalité entre les sexes dans la transmission du nom, en supprimant l’exclusivité paternelle qui était en vigueur auparavant.
Cependant, en 2025, une majorité des nouveau-nés continuent de porter uniquement le nom de leur père. Sur les 644 000 enfants nés en France cette année-là, 77,9 % ont reçu exclusivement le nom de leur père. En revanche, 15,1 % ont été nommés avec les noms des deux parents, et 6,8 % ont reçu uniquement le nom de leur mère, souvent dans des cas où la reconnaissance n’a été faite que par la mère. Pour une fraction infime (0,2 %), l’origine du nom de famille n’a pas pu être déterminée. Parmi les enfants portant un double nom, le nom du père apparaît dans les trois quarts des cas en premier.
La part des nouveau-nés recevant un double nom a cependant augmenté, passant de 10,3 % en 2014 à 16,0 % en 2025 pour ceux reconnus par leurs deux parents. Cette évolution indique une tendance vers une plus grande reconnaissance des noms maternels dans la société française.
Source : INSEE, statistiques d’état civil sur les naissances.


