« La Femme au portrait » : le miroir hollywoodien se brisa
Hollywood, fin des années 1940. Sur un plateau de tournage, un veilleur de nuit est assassiné dans le cadre d’un vol du tableau « La Femme au portrait ». La détective privée Miss X, ancienne actrice à la personnalité caustique et séduisante, se lance dans une enquête aux côtés du réalisateur Ernst Spieler, qui figure parmi les suspects. Ce polar à clés, signé par Antonio Lapone et Nicolas Tellop, rend hommage à l’âge d’or du cinéma américain, mêlant les codes du film noir à un style graphique inspiré de la ligne claire.
Los Angeles, ville emblématique, est décrite comme un monde de faux-semblants, où se mêlent rêves de gloire et désillusions. La machine à rêves hollywoodienne y recrée divers genres, allant du western à l’épouvante, en passant par le drame et le polar. Nicolas Tellop, rédacteur en chef des Cahiers de la BD, s’inspire de ce contexte pour élaborer un scénario qui explore les conflits d’ego typiques d’Hollywood.
Les références aux stars et films des années 1940 abondent, avec des personnages tels que Jane Brennet, un clin d’œil à Jane Bennet, interprétée par Maureen O’Sullivan. Le titre de l’album évoque également le thriller éponyme de Fritz Lang, sorti en 1944. L’intrigue, riche en indices et en références, invite les lecteurs à redécouvrir les classiques du cinéma tout en suivant les péripéties de Miss X, dont le nom reste un mystère.
Avec un style visuel distinctif, Lapone, influencé par des auteurs comme Yves Chaland, parvient à capturer l’essence du film noir à travers des dessins précis et des cadrages cinématographiques. L’album, qui sera disponible en versions couleur et noir et blanc, sera publié le 28 août 2026 par les Éditions Dargaud.
Source : BDZoom



