L’intégrité d’un manager se me quand personne ne regarde
« Do the right thing, even when no one is watching. » Cette phrase, prononcée par Walter Fuellemann, ancien chef de délégation du CICR, souligne l’importance de l’intégrité dans le leadership, particulièrement dans des environnements où les décisions peuvent avoir des conséquences directes sur des vies humaines.
Contexte factuel
Walter Fuellemann a dirigé des délégations du CICR dans des contextes complexes, marqués par des pressions politiques et des enjeux opérationnels. Selon lui, cette phrase résume l’essence du leadership : faire ce qui est juste, même sans reconnaissance extérieure. Ce principe met en lumière un écart fréquent entre les valeurs affichées par les organisations et les comportements réels des dirigeants.
Données ou statistiques
De nombreuses organisations formalisent leurs valeurs, les inscrivant dans leurs chartes et les affichant dans leurs locaux. Cependant, l’écart entre les valeurs proclamées et les comportements observés demeure l’une des principales causes de désengagement au sein des équipes. Ce phénomène n’est pas toujours dû à une hypocrisie délibérée, mais souvent à une confusion sur ce que signifie réellement l’intégrité. L’intégrité implique une cohérence entre les discours et les actions, ainsi qu’entre les principes appliqués aux autres et ceux adoptés par soi-même.
Conséquence directe
L’intégrité d’un leader se teste dans des moments critiques, lorsque des décisions justes peuvent également être coûteuses. Les équipes, bien que souvent inconscientes de leur observation, perçoivent rapidement les incohérences et en tirent des conclusions sur les attentes réelles. La crédibilité d’un manager repose donc sur son exemplarité, et l’intégrité devient un véritable test du leadership, surtout en période de crise.
Source : Walter Fuellemann, interview dans le podcast « Les coulisses de l’humanitaire ».



