Franchises médicales : le plafond porté à 140 € contre 100 € depuis 2005

Le gouvernement français a annoncé une augmentation du plafond des franchises médicales, qui passera de 100 € à 140 € par an, à compter du 1er octobre. Cette décision a été soumise à consultation à l’Assurance maladie le 24 août. Les franchises, qui varient de 1 à 4 € par acte, concernent les médicaments, les actes paramédicaux, les transports sanitaires et les consultations médicales. L’exécutif a renoncé à sa proposition initiale de doubler ce plafond à 200 €, en réponse aux critiques formulées par les conseils des caisses de Sécurité sociale et les représentants des professionnels de santé et des patients. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a précisé que l’augmentation de 140 € était justifiée par l’inflation observée depuis 2005. Selon les estimations du gouvernement, l’impact moyen pour les assurés concernés par ces franchises sera d’environ un euro par mois, et de deux euros pour les assurés en affection longue durée (ALD). Environ 18 millions de Français, incluant les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et les femmes enceintes, resteront exonérés de ces franchises. Le syndicat Unsa a critiqué cette me, arguant qu’une simple prise en compte de l’inflation aurait conduit à un plafond de 131,85 € plutôt que 140 €. De plus, l’indexation annuelle du plafond en fonction de l’inflation est perçue comme un mécanisme d’augmentation automatique du reste à charge des patients. Le gouvernement, face à la nécessité de contenir les déficits sociaux, a également introduit un décret limitant les remboursements de l’Assurance maladie sur les médicaments jugés peu essentiels. Pour certains produits, la participation des assurés augmentera, tandis que la couverture pour les médicaments innovants, notamment en oncologie, sera maintenue. Enfin, un décret a relevé à 50 % la participation des assurés pour les soins dentaires, provoquant des réactions de contestation de la part des chirurgiens-dentistes. Source : La Croix.

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