Il faut commencer par les salaires les plus bas : Pascaline Lécorché défend le projet Glucksmann

Au lendemain de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle, Raphaël Glucksmann a présenté les grandes lignes de son projet, avec pour priorité l’augmentation du revenu net des travailleurs, en commençant par les plus modestes. Pascaline Lécorché, déléguée nationale de Place publique et adjointe au maire de Marseille chargée des écoles, a détaillé ces propositions lors d’une interview sur ICI Provence.

Face aux difficultés rencontrées par de nombreux ménages pour boucler leurs fins de mois, Lécorché a souligné la nécessité de permettre à chacun de « vivre dignement de son salaire ». Pour mettre en œuvre cette politique, elle a évoqué une réforme de la fiscalité, qui comprendrait une taxation accrue du patrimoine et des héritages, dans le but de construire une société « plus juste ».

Concernant les augmentations de salaire, Place publique n’a pas encore communiqué de chiffres précis. Toutefois, Lécorché a assuré que la hausse serait proportionnelle aux revenus, précisant : « Ça va commencer par les salaires les plus bas. »

La question des salaires touche également le secteur de l’éducation. Glucksmann envisage une revalorisation des rémunérations des enseignants, sans fournir de montant spécifique à ce stade. En réponse à une proposition d’Édouard Philippe d’augmenter en moyenne de 20 % la rémunération des enseignants sur cinq ans, Lécorché a affirmé : « Ne vous inquiétez pas, ça va venir », ajoutant que les propositions de Place publique seraient progressivement « étayées avec des chiffres » dans les mois à venir.

À Marseille, Lécorché a également défendu le bilan de la municipalité en matière d’éducation, notamment avec la distribution d’un kit scolaire d’une valeur de « de l’ordre de 110 euros par élève », élaboré en collaboration avec les enseignants. Cette me vise à soutenir le pouvoir d’achat des familles. De plus, la municipalité a décidé de permettre à 15 000 enfants de manger gratuitement à la cantine et d’étendre l’expérimentation des petits-déjeuners dans les écoles.

Lécorché a reconnu que certaines politiques, qui devraient relever de l’État, sont parfois mises en place par les collectivités locales pour pallier des dispositifs manquants au niveau national.

(Source : ICI Provence)

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