Son secret ? La gourmandise ! Cinq générations réunies pour les 105 ans de mamie Denise, la joyeuse doyenne de la cité de Jean Bart
Enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants et même arrière-arrière-petits-enfants sont venus de toute la France pour leur aïeule. Denise Swyngedauw était bien entourée pour célébrer ses 105 ans.
À peine arrivée sur le quai de l’Estacade, « mamie Denise » embrasse ses enfants et petits-enfants venus l’accueillir. Son regard se porte alors sur un bébé, son arrière-arrière petite fille. 105 ans les séparent. « Elle est belle », lâche-t-elle à la maman souriante. Pour l’événement, la famille a choisi un bateau emblématique de Dunkerque, le Princess Elizabeth, transformé en restaurant. Épaulée par ses arrière-petits-enfants, l’élégante dame monte à bord, direction les festivités.
Denise Swyngedauw est née il y a tout juste 105 ans à Téteghem (Nord). Son fils, André Swyngedauw, détaille : « Malheureusement les enfants sont un peu dispersés partout en France. Donc, on l’a fait en deux étapes. Il y a eu une première étape le 18, jour de son anniversaire, et là, c’est la deuxième étape ».
À table, cinq générations se réunissent autour de leur doyenne. Denise, active et mère de famille, a travaillé comme dactylo dans une société de navigation dunkerquoise. Hugo, un de ses arrière-petits-fils, raconte : « Elle a toujours eu des choses à nous raconter, donc c’est un grand plaisir. Et puis, on espère que ça durera, c’est très beau 105 ans, ce n’est pas tous les jours ! ». Simon, un autre arrière-petit-fils, ajoute : « L’âge c’est dans la tête, c’est une bonne vivante qui est toujours de bonne humeur. Pour moi, c’est ça le secret de l’âge, finalement ».
Clémence Merienne, arrière-petite-fille, confirme : « Son secret ? La gourmandise ! », avant d’ajouter : « Oui, elle est gourmande. On fait un restaurant à chaque fois avec mamie ». Denise acquiesce dans un éclat de rire : « Ah bah oui, j’ai bon appétit ».
Cependant, Denise représente aussi toute une mémoire, notamment celle de la Seconde Guerre mondiale. Sa petite-fille, Caroline, raconte : « Son papa élevait des lapins, ils habitaient à Tétéghem. Les Allemands d’un côté, les Français de l’autre, eux, ils étaient au milieu. Quand ils ont dû évacuer, il a libéré tous les lapins, pour ne pas les laisser. Elle raconte ça en rigolant, mais on sent que c’est dur. Et elle a perdu une partie de sa famille dans un bombardement à Dunkerque ».
L’heure était alors aux réjouissances et à la célébration de cette longévité exceptionnelle.
Source : France Télévisions



