Soudan : la société civile rejette le dialogue national proposé par le général al-Burhan
Une réunion de forces politiques et d’organisations de la société civile soudanaise opposées à la guerre s’est tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie, le dimanche 23 août. À l’issue de cette rencontre, les participants ont annoncé leur rejet du dialogue national proposé par le général Al Burhan, le chef de l’armée, qu’ils considèrent comme une mascarade, en raison de l’absence des Forces de soutien rapide du général Hemedti.
Dans un communiqué final, les signataires, comprenant des membres du parti du Congrès national, le mouvement Umma, et la coalition pacifiste Summud, ont exprimé leur conviction que cette initiative ne constitue pas une approche sérieuse pour restaurer la paix au Soudan. L’ancien Premier ministre Abdallah Hamdok a souligné que « aucun processus ne saurait être crédible sans arrêt des combats ».
Les partis et organisations présents à la réunion ont également qualifié ce dialogue de simulacre destiné à légitimer l’autorité du commandant de l’armée, arrivé au pouvoir par un coup d’État. Ils craignent en outre que cette initiative ne mène à une partition de facto du pays.
Khalid Omer Youssif, vice-président du parti du Congrès, a déclaré sur X : « Nous voulons arrêter la guerre, pas des chaises de pouvoir sans valeur. »
En alternative, les acteurs réunis à Addis-Abeba proposent une feuille de route pour la paix, articulée autour de trois axes principaux : la définition d’un couloir humanitaire d’urgence, un cessez-le-feu permanent, et une gouvernance définie par la société civile.
(Source : RFI)



