Vous avez visité ou avez grandi avec le zoo de Fréjus ? Ces nombreux moments marquants vont forcément vous parler !

Le zoo de Fréjus : une institution en voie de disparition

Il y a ceux qui y ont emmené leurs enfants, ceux qui y sont venus petits avant d’y revenir avec les leurs, et ceux qui en gardent le souvenir d’une sortie incontournable à Fréjus. Depuis 1971, le zoo s’est inscrit dans le paysage et dans la mémoire de plusieurs générations. Cependant, après 55 ans, l’histoire est sur le point de s’arrêter : le parc fermera ses portes au public le 31 août 2026, avant de quitter définitivement son terrain le 27 novembre.

À l’heure des adieux, retour en cinq étapes sur les moments qui ont façonné cette institution fréjusienne.

1. Le début d’une grande histoire

Hubert Masquefa (1927 – 2010) a toujours eu dans l’idée de gérer un parc zoologique. Une passion qu’il a développée grâce à des connaissances au Muséum de Vincennes, qui lui ont confié, dans les années soixante, des animaux en attente d’intégration. En 1966, il ouvre son premier parc en Seine-et-Marne. Lors d’une visite, le maire de Fréjus, André Léotard, lui propose d’appliquer cette recette dans sa ville. Ainsi, en 1971, le parc zoologique de Fréjus ouvre ses portes, inauguré par Brigitte Bardot et soutenu par le célèbre vétérinaire Michel Klein (1921-2024).

2. Le grave accident de 1975

Au début des années 70, les parcs à animaux se multiplient en France, atteignant alors 110 établissements. En 1972, le Safari de l’Estérel ouvre à proximité, entraînant des difficultés financières pour le zoo de Fréjus. Le 12 janvier 1975, un drame survient : le directeur Jean-Pierre Berne et son adjoint Jean-Louis Rodriguez sont tués par quatre lions alors qu’ils libèrent les animaux. Cet événement tragique entraîne le départ de Michel Klein et marque un tournant dans l’histoire du zoo.

3. Le renouveau : désormais, le parc se fait en « safari »

Avec la fermeture définitive du Safari de l’Estérel en 1982, le zoo de Fréjus propose une visite mixte, permettant aux visiteurs de découvrir le parc à pied ou en véhicule, comme un véritable safari. Au milieu des années 1980, environ 150 000 visiteurs fréquentent le zoo chaque année, découvrant une riche collection d’animaux, des espèces imposantes aux plus petites, ainsi qu’une école de dressage de fauves et de chimpanzés.

4. Années 90 et 2000 : des hauts et des bas.

Durant les années 1990, le parc fait face à un vieillissement des installations, avec peu d’investissements réalisés. En 1991, pour son 20e anniversaire, une sortie d’autoroute est créée à proximité, améliorant l’accès. Cependant, des discussions s’étendent sur plusieurs années entre la ville et le zoo pour récupérer certaines parcelles. Un accord est finalement trouvé en 2008, permettant d’envisager des rénovations nécessaires.

5. Années 2010 et 2020, la modernisation

Des efforts significatifs sont réalisés pour la gestion de la collection animale. Certaines espèces sont accueillies tandis que d’autres, comme les mammifères marins, sont retirées. En 2016, la possibilité de visites en voiture est abandonnée. La crise du Covid-19, à partir de 2020, impacte durement le zoo, qui ne bénéficie d’aucune subvention. Malgré cela, les soigneurs continuent de s’occuper des 400 animaux présents, démontrant leur dévouement.

En 2022, une partie du terrain est vendue à l’Agglo pour la construction d’un futur stade de football. Depuis mars 2025, Christophe Garreau prend la direction du parc, espérant redonner un nouvel élan à cette institution.

Le parc ferme ses portes au public le 31 août et espère trouver un nouveau terrain pour continuer l’aventure.

Source principale : Nice-Matin

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