Les « Phrygiens », ces hauts fonctionnaires au service de Jean-Luc Mélenchon
Près de 80 hauts fonctionnaires, organisés sous le nom de « Phrygiens », se sont discrètement installés dans les collectivités locales et les ministères pour soutenir Jean-Luc Mélenchon dans sa campagne présidentielle. Leur mission consiste à assister le candidat dans sa course vers l’Élysée, préparer son arrivée au pouvoir et aider son parti, La France insoumise, à « monter en compétence ». Ce réseau, dirigé par Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale, produit des notes, rapports et études pour renforcer la crédibilité du programme « L’Avenir en commun », souvent critiqué sur ses aspects économiques.
Bien que ce type de réseau ne soit pas inédit—le Rassemblement national ayant mis en place un groupe similaire nommé « Horace »—les « Phrygiens » opèrent dans l’ombre. D’après un membre du groupe, leur dissimulation est nécessaire pour « ne pas mettre en danger nos carrières », en raison d’une hostilité persistante envers La France insoumise dans la haute fonction publique.
Pour garantir la confidentialité de leurs échanges, les « Phrygiens » utilisent le réseau social crypté Telegram et se réunissent en présentiel une fois par mois, sous la supervision de Clémence Guetté. Ces rencontres devraient se poursuivre tout au long de la campagne présidentielle. Les recrutements au sein des « Phrygiens » se font de manière discrète, souvent lors de conversations informelles entre collègues, lorsque des affinités insoumises sont perçues. Une autre source a indiqué que certains membres ont déjà effectué un travail de réseau dans leurs ministères respectifs.
La méthode semble porter ses fruits : selon des informations du Parisien, le nombre de « Phrygiens » est passé d’une trentaine en mai à près de 80 trois mois plus tard.
Source : L’Express, Franceinfo, Le Parisien.



