Le maraîchage, une aide contre l’hyperactivité chez les adolescents : « Ils ont besoin de la nature »
Il est 9 heures. Un taxi s’arrête brusquement. Un collégien en sort rapidement, laissant la portière ouverte, et se précipite dans un champ. Matteo, 11 ans, vient d’entrer en classe de cinquième. Son ami Ethan, âgé de 15 ans, le suit de près. Bien que vêtu de noir, le lycéen se fait remarquer par l’énergie qui l’entoure.
« Aujourd’hui, nous allons pailler les jeunes arbres », annonce Caroline, l’arboricultrice, en tendant une brouette à l’un et une pelle à l’autre. Les instructions sont simples et concises.
Prendre en charge pour éviter les souffrances
La Beauce, avec ses vastes champs, entoure Tremblay-les-Villages (Eure-et-Loir), situé entre Chartres et Dreux. L’association Grâce au jardin y propose une approche maraîchère. Les activités se déroulent sur un sol vivant, à proximité d’une forêt encore jeune. Tous les mardis matin, cette oasis de permaculture accueille quatre adolescents du Dispositif institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (Ditep) de Senonches. Cet établissement médico-social, soutenu par l’Œuvre des pupilles de l’enseignement public, accompagne des enfants âgés de 6 à 20 ans scolarisés dans le département.
Ces jeunes, souvent qualifiés d’hyperactifs, présentent des troubles du comportement et des difficultés psychologiques. Ils vivent fréquemment des situations de stress et d’isolement, ce qui rend leur prise en charge essentielle.
Données et statistiques
Selon les dernières études, environ 5 à 7 % des enfants d’âge scolaire sont diagnostiqués avec un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Ces statistiques soulignent l’importance d’initiatives comme celles proposées par l’association, qui permettent aux adolescents de se reconnecter avec la nature tout en apprenant des compétences pratiques.
Conséquence directe
Les activités maraîchères offrent un cadre thérapeutique bénéfique, aidant les jeunes à canaliser leur énergie et à développer des compétences sociales. Cette approche, alliant nature et éducation, pourrait jouer un rôle clé dans l’amélioration de leur bien-être psychologique.
Source : La Vie



