Brandt : le gouvernement et le président de la République

Le gouvernement critiqué pour son inaction face à la liquidation de Brandt

Le 14 mars 2026, Pascal Sudre, secrétaire départemental de la CGT pour le Loiret, a exprimé sa colère suite à la décision du tribunal des activités économiques de Nanterre. Ce dernier a choisi de retenir l’offre du groupe Cafom pour reprendre les marques et stocks de Brandt, une entreprise emblématique de l’électroménager, liquidée en décembre dernier.

Sudre a déclaré que le gouvernement et le président de la République « ne se sont pas du tout engagés pour sauver Brandt », ajoutant qu’il était « scandalisé, voire révolté » par l’absence de propositions industrielles retenues. Il a évoqué une « incompréhension totale » parmi les salariés, soulignant que des offres soutenues par des collectivités territoriales, comme la région Centre-Val de Loire et la ville d’Orléans, avaient été ignorées.

Le syndicaliste a également mentionné que des projets de reprise étaient « viables » et auraient pu aboutir à une situation similaire à celle de la verrerie Duralex, qui a récemment été sauvée grâce à un engagement fort de l’État. Il a exprimé son horreur face aux déclarations d’Hervé Giaoui, directeur général de Cafom, qui a promis de préserver la marque Brandt dans le patrimoine français, tout en soulignant que 700 travailleurs avaient perdu leur emploi sans perspective d’avenir.

La préfecture du Loiret a prévu d’organiser des « job datings » pour aider les employés à retrouver du travail. Cependant, Sudre a critiqué cette initiative, la qualifiant de « fort de café » et s’interrogeant sur la pertinence des emplois proposés et les conditions de reprise. Il a averti que la perte de ces emplois entraînerait la disparition d’une génération de savoir-faire.

Source : Franceinfo

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