La réhabilitation des mines d’or guyanaises néglige les fonctions biologiques des sols
Dans un article publié dans The Conversation, une géochimiste du BRGM souligne que les techniques de réhabilitation des sols, affectés par les activités minières en Guyane, permettent de limiter l’érosion mais ne parviennent pas à relancer l’activité biologique des sols.
La réhabilitation des sites miniers est un enjeu crucial pour la préservation des écosystèmes locaux. En Guyane, où l’exploitation minière est une activité économique importante, les sols ont subi des dégradations significatives. Les méthodes actuelles de réhabilitation se concentrent principalement sur la stabilisation des sols afin de prévenir leur érosion, un aspect essentiel pour la sécurité environnementale. Cependant, ces techniques ne favorisent pas le retour des fonctions biologiques essentielles, telles que la biodiversité microbienne et la fertilité du sol.
Selon les données disponibles, les sols dégradés par l’exploitation minière peuvent mettre des décennies à retrouver leur équilibre biologique. La géochimiste du BRGM appelle donc à repenser les stratégies de réhabilitation pour inclure des mes visant à restaurer la vie microbienne et les interactions écologiques.
Cette situation soulève des questions sur la durabilité des pratiques minières et leur impact à long terme sur l’environnement en Guyane. Une attention accrue aux fonctions biologiques des sols pourrait contribuer à une gestion plus équilibrée des ressources naturelles.
Source : The Conversation



