Le CAC 40 bondit de 2,25%, soutenu par le repli du pétrole et l’espoir d’un accord États-Unis-Iran
L’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, a enregistré une hausse de 2,25% pour atteindre 8 385,57 points vers 10h15, après un gain de 0,48% la veille, où il s’était établi à 8 200,80 points. Cette progression s’inscrit dans un contexte plus large, où les marchés européens ont également connu des hausses significatives : Francfort a gagné 2,03%, Milan 2,20%, et Londres 1,38%. Cette réaction positive fait suite à l’annonce de Donald Trump, qui a annulé des frappes militaires contre l’Iran et a évoqué un « très bon accord » à signer ce week-end.
Andreas Lipkow, analyste chez CMC Markets, a commenté que les États-Unis et l’Iran semblent « plus proches que jamais d’un accord de paix ». Parallèlement, Patrick Munnelly de Tickmill Group a souligné que la baisse des prix du pétrole contribue à apaiser les craintes d’inflation et à repousser les anticipations de hausses de taux d’intérêt par les banques centrales.
Impact sur les secteurs
La chute du prix du pétrole a eu des effets contrastés sur les différents secteurs. Les entreprises pétrolières ont souffert, avec TotalEnergies enregistrant une baisse de 4,08% à 74,82 euros et Maurel & Prom un recul de 6,39% à 8,72 euros. En revanche, les secteurs industriels, qui consomment beaucoup d’énergie, ont bénéficié de la baisse des coûts énergétiques : Saint-Gobain a progressé de 5,13% à 77,04 euros et ArcelorMittal de 4,61% à 59,88 euros. Le secteur automobile a également affiché de fortes hausses, avec Stellantis en hausse de 5,80% à 6,13 euros et Renault de 4,88% à 28,14 euros.
Les valeurs bancaires ont également surperformé, soutenues par le relèvement des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE). Société Générale a gagné 6,03% à 73,32 euros, BNP Paribas 5,07% à 96,60 euros, et Crédit Agricole 2,71% à 16,69 euros. La BCE a procédé à son premier relèvement de taux depuis 2023, notant la résilience de la croissance de la zone euro tout en avertissant qu’elle n’acceptera pas une inflation persistante alimentée par le conflit au Moyen-Orient.
Source : CMC Markets, Tickmill Group.