Raphaël Glucksmann annonce sa candidature à la primaire du Parti socialiste pour 2027
Le député européen Raphaël Glucksmann a officiellement déclaré sa candidature à la primaire du Parti socialiste (PS) le 23 août, lors du journal télévisé de 20 heures sur TF1. Cette annonce marque un tournant dans le paysage politique à huit mois de l’élection présidentielle de 2027. Glucksmann a indiqué qu’il souhaitait d’abord passer par une primaire sociale-démocrate, prévue pour octobre, organisée par le PS et le mouvement Place publique.
Glucksmann a pris cette décision après avoir constitué son équipe, et en raison de l’urgence des enjeux liés à l’été caniculaire en France. Il participera également à un débat majeur organisé par le Medef le 27 août, aux côtés de six autres candidats déclarés.
Une volonté de rupture avec La France insoumise
Dans le cadre des discussions pour l’organisation de la primaire, plusieurs modalités restent à définir, notamment le coût de participation pour les non-adhérents et le nombre de parrainages nécessaires. Le premier tour de la primaire est prévu pour les 10 et 11 octobre. Glucksmann et son équipe demandent une charte des valeurs qui exclurait toute forme d’accord avec La France insoumise (LFI).
Jérôme Auslender, membre de Place publique, a précisé que cette charte vise à établir des bases solides pour la refondation de la gauche écologiste et démocrate. Glucksmann a déjà exprimé ses critiques concernant les alliances locales entre le PS et LFI lors des précédentes élections municipales.
Des soutiens variés et un programme en construction
Le cercle de soutien de Glucksmann inclut des figures issues de l’aile gauche du macronisme, comme le député Sacha Houlié et l’ancien ministre de la Santé Aurélien Rousseau. D’autres personnalités, telles que Daniel Cohn-Bendit, ont également rejoint son équipe, soulignant son positionnement unique au sein de la gauche réformiste.
Le programme de Glucksmann est encore en élaboration, dirigé par Marguerite Cazeneuve, ancienne numéro deux de la Caisse nationale de l’Assurance-maladie. Bien qu’il ait déjà esquissé certains axes, comme la régulation de l’immigration et des propositions d’investissement dans l’éducation et la transition écologique, les détails restent à finaliser.
Des sondages en demi-teinte, mais stables
Les sondages récents montrent que Glucksmann obtient entre 8 et 12 % d’intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, avec des pics à 14 %. Selon l’institut Elabe, il était crédité de 8,5 à 11 % en juillet, tandis que l’Ifop le plaçait entre 9 et 12 %.
À huit mois de l’élection, le camp socialiste sait que Glucksmann doit rapidement renforcer sa position pour espérer devenir le candidat du PS. Un cadre du parti a souligné l’importance de confirmer son statut de candidat favorable d’ici fin novembre.
Source : Franceinfo



