Le vélo s’invite dans les vacances face à la hausse des carburants
La Loire à vélo a enregistré 1 million de passages l’an dernier. Avec l’envolée des prix à la pompe, cet itinéraire pourrait séduire encore plus de cyclotouristes. Hébergeurs, loueurs et acteurs du tourisme se préparent à répondre à cette demande croissante.
Des vacances sans carburant
La hausse des prix du carburant pousse de nombreux Français à repenser leurs vacances. Le Centre-Val de Loire, riche de ses châteaux, vignobles et gastronomie, se positionne comme une destination de choix pour ceux qui souhaitent explorer sans voiture. Sur les pistes de la Loire à vélo, les premiers vacanciers de la saison l’ont bien compris.
« Oui, l’augmentation des prix ça a joué », confie Jérôme, qui parcourt le trajet Amboise (Indre-et-Loire) à Blois (Loir-et-Cher) avec son fils de 10 ans. Initialement, il avait prévu de partir dans les Landes, à Biscarosse, à près de 450 kilomètres de chez lui. « On va forcément s’y retrouver, rien que le prix de l’essence, ça va couvrir nos trois jours de vélo », ajoute-t-il.
Un intérêt croissant pour le cyclotourisme
Les professionnels du tourisme notent déjà une augmentation des demandes d’informations concernant les itinéraires à vélo, les services de bagagerie et les tarifs. David Hameau, directeur de l’office de tourisme de Blois Chambord-Val de Loire, observe : « Les visiteurs se disent, peut-être cette année est-ce la bonne année pour visiter le Val-de-Loire et y séjourner. »
Lisa Kerrebrouck, employée d’une agence de location de vélos à Blois, confirme : « On prépare de plus en plus de vélos chaque semaine. Nous sommes prêts à augmenter les cadences pour répondre à l’afflux de touristes. »
Une clientèle en quête d’alternatives
Avec 1 million de passages en 2025, le succès du cyclotourisme dans le Val-de-Loire se confirme. Si les prix des carburants continuent d’augmenter, il est probable que la Loire à vélo, avec son itinéraire cyclable de 900 kilomètres, batte de nouveaux records de fréquentation. Loueurs, hébergeurs et restaurateurs se tiennent prêts à accueillir cette nouvelle clientèle.
Article initialement publié le 23 avril 2026
Source : France 3 Centre-Val de Loire



