Il faut une réponse politique : Deux hommes vivant avec le VIH entament une grève de la faim contre la sérophobie

Christophe Paco, 54 ans, et Nicolas Aragona, connu sur les réseaux sous le nom de SuperSero, vivent avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Ce lundi 24 août, ils ont entamé une grève de la faim devant le palais de justice de Reims, dans la Marne. Leur objectif est de dénoncer la sérophobie, ces discriminations visant les personnes vivant avec le VIH, et de réclamer une loi spécifique.

Christophe Paco témoigne des violences subies depuis un an et demi, notamment des agressions physiques et des insultes, souvent exacerbées par son statut sérologique. Il explique avoir été exposé à des menaces et à des humiliations publiques, notamment par des voisins. À ses côtés, Nicolas Aragona partage une expérience similaire, ayant lui aussi été la cible de menaces de mort et d’incitations au suicide.

Les deux hommes appellent à une loi contre la sérophobie, ainsi qu’à une campagne nationale de sensibilisation. Leur mobilisation s’inscrit dans le prolongement d’une pétition lancée en mars par Christophe Paco, qui a recueilli près de 3 000 signatures.

La sérophobie, selon une enquête de Sida Info Service, touche une large part de la population concernée, avec 67,4 % des personnes interrogées affirmant avoir été discriminées en raison de leur séropositivité. En France, environ 181 000 personnes vivent avec le VIH, et chaque année, environ 5 100 nouveaux cas sont détectés.

Christophe Paco et Nicolas Aragona espèrent que leur action incitera les responsables politiques à prendre des mes concrètes. Ils souhaitent que leur mobilisation ouvre un dialogue sur la situation des personnes vivant avec le VIH et sur la nécessité d’une législation adaptée.

Les deux hommes sont conscients des risques liés à leur grève de la faim, notamment en ce qui concerne leur traitement médical. Ils affirment être prêts à mettre leur santé en danger pour faire entendre leur voix et soulignent l’urgence d’une réponse politique face à la sérophobie.

Source : France 3 Régions

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