Trump réagit après l’annonce de contre-tarifs canadiens
Le président américain, Donald Trump, a rompu son silence dans la nuit de samedi, après que le Canada a annoncé la rupture des négociations commerciales. Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, il a déclaré : « Le Canada veut les avantages d’un État [des États-Unis] sans en être un ! » et a ajouté, plus succinct que d’habitude : « Ils ont aussi imposé à nos formidables agriculteurs, pendant de nombreuses années, des tarifs douaniers énormes. Ça suffit ! »
Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Trump a souvent évoqué l’idée de faire du Canada le 51e État américain. Son mécontentement vis-à-vis des tarifs imposés aux agriculteurs américains n’est pas nouveau, le système canadien de gestion de l’offre, qui protège le secteur laitier, étant souvent cité comme un point de friction majeur dans les négociations.
L’ancien vice-président Mike Pence a exprimé, lors d’une interview sur CNN, son inquiétude quant à une éventuelle guerre commerciale avec le Canada, soulignant que « la dernière chose dont nous avons besoin en ce moment – alors que notre économie se redresse – c’est d’une guerre commerciale avec le Canada ». Pence a appelé à une négociation plutôt qu’à une confrontation.
Le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, a également commenté la situation, affirmant que le Canada ne pouvait pas se permettre un conflit commercial avec les États-Unis. Il a déclaré que le Canada tirait plus d’avantages de ses échanges avec les États-Unis que l’inverse.
Ces tensions s’intensifient alors que le premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé que de nouveaux droits de douane canadiens, visant les industries américaines de l’acier et des produits laitiers, entreront en vigueur le 8 septembre. Cette décision fait suite à l’imposition par les États-Unis de nouvelles surtaxes de 50 % sur environ 28 milliards de dollars de marchandises canadiennes.
Mark Carney a souligné que les concessions demandées par Washington à la dernière minute étaient inacceptables, ce qui a conduit à la rupture des négociations. L’opposition canadienne a salué cette décision mais exige la divulgation des détails de l’accord rejeté.
Avec des informations de l’Agence France-Presse, de La Presse canadienne et de CNN.



