Des chercheurs révèlent que la dégradation des protéines explique le développement plus lent des humains par rapport aux souris
Les humains se développent à un rythme plus lent que d’autres espèces mammifères, comme les souris. Des scientifiques tentent de comprendre les bases moléculaires de ces différences. Une étude récente menée par le groupe Ebisuya à l’EMBL de Barcelone, en collaboration avec PoL-TU Dresden et l’équipe Savitski à l’EMBL de Heidelberg, a mis en évidence que, parmi 4 000 protéines partagées entre les humains et les souris, la dégradation des protéines chez les humains est nettement plus lente.
Cette recherche souligne un aspect fondamental des différences de développement entre les espèces. Les protéines, essentielles au fonctionnement cellulaire, jouent un rôle clé dans la croissance et le développement. La vitesse à laquelle elles se dégradent peut influencer divers processus biologiques, y compris le vieillissement et le développement embryonnaire.
L’étude a révélé que la tendance à une dégradation plus lente des protéines chez les humains pourrait contribuer à un développement prolongé, un trait qui pourrait avoir des implications évolutives importantes. Ces découvertes ouvrent la voie à des recherches futures sur les mécanismes sous-jacents et leurs effets sur la biologie humaine.
Source : Ebisuya Group à l’EMBL Barcelona et Savitski Team à l’EMBL Heidelberg.



