Des extinctions massives sans impact direct : une nouvelle hypothèse
Certaines grandes extinctions massives sur Terre pourraient ne pas être le résultat d’impacts directs, mais plutôt de passages à proximité d’objets de masse planétaire. C’est l’hypothèse avancée par Daniele Fargion, physicien théoricien à l’Université de Rome, lors d’une prépublication présentée lors d’une conférence en juin 2025. Selon lui, les marées gravitationnelles générées par ces survols auraient pu provoquer des tsunamis, des éruptions volcaniques et des bouleversements climatiques.
Contexte des extinctions massives
L’extinction des dinosaures, survenue il y a 66 millions d’années, est bien documentée, attribuée à l’impact de l’astéroïde Chicxulub, qui a laissé un cratère de 180 kilomètres et une anomalie en iridium. Cependant, d’autres extinctions massives, comme celle à la limite Permien-Trias il y a 251 millions d’années, qui a anéanti entre 80 et 95 % des espèces vivantes, n’ont pas de cause clairement établie. Aucun cratère d’impact n’a été identifié pour cet événement, laissant la question ouverte.
Une théorie audacieuse mais fondée sur des indices
Fargion suggère que des objets de masse planétaire, provenant des confins du système solaire, pourraient avoir frôlé la Terre. Ces passages, plus probables que des collisions directes, exerceraient des forces de marée considérables. Selon lui, ces événements pourraient être responsables de tsunamis persistants, d’importantes éruptions volcaniques, de régressions marines et de perturbations climatiques majeures, correspondant aux signatures géologiques associées à plusieurs extinctions.
Indices géologiques et implications futures
Un des arguments clés de Fargion provient des coraux fossiles, qui montrent un ralentissement progressif de la rotation terrestre au fil des âges géologiques. À la fin du Dévonien, période d’une extinction majeure, cet ralentissement s’est brusquement interrompu, suggérant un changement soudain dans la distance Terre-Lune, compatible avec l’hypothèse d’un survol gravitationnel.
Cette hypothèse soulève également des questions sur la stabilité de la vie complexe dans l’univers. Si des survols planétaires ont régulièrement décimé la vie sur Terre, cela pourrait expliquer en partie l’absence de détection de civilisations extraterrestres.
Fargion recommande de surveiller le ciel profond pour identifier d’éventuels objets de masse planétaire et de développer des stratégies de protection adaptées.
Source : SciencePost.



