Ne vous défaussez plus, assumez et engagez-vous !
C’est un bras de fer politique à quelques jours de la rentrée. À partir du mardi 1er septembre 2026, le transport à la demande dans l’arrière-pays niçois et grassois ainsi que les lignes nocturnes 621 et 661 entre Grasse et Nice seront supprimés. Pour les usagers du haut-pays, la pilule est amère.
Charles-Ange Ginésy, président du Département des Alpes-Maritimes et de la communauté de communes Alpes d’Azur (CCAA), a dénoncé le 20 août une « décision inacceptable » qui « creuse un peu plus les fractures territoriales ». Selon lui, ce service est essentiel pour les personnes âgées, handicapées ou isolées. Il considère que les transports relèvent du « pouvoir régalien » de la Région et exhorte celle-ci à « assumer pleinement sa responsabilité ». Après des joutes par courriers et sur les réseaux sociaux le 21 août, le conflit a franchi un nouveau cap.
La réplique de Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, est tombée par communiqué le 23 août 2026. Il renvoie directement son homologue à ses engagements : « Monsieur Ginésy, arrêtez de vous cacher, il y a cinq ans, vous avez fait le choix de devenir autorité organisatrice de la mobilité. » Il rappelle que Puget-Théniers, siège de la CCAA, a pris cette compétence en 2021.
Refutant tout monopole régional, Renaud Muselier ajoute : « Il n’y a pas de pouvoir régalien en matière de transport, ça n’existe pas. La Région n’a pas l’exclusivité de la compétence des transports. » Estimant que la communauté de communes Alpes d’Azur perçoit des aides à cet effet, il conclut : « Ne vous défaussez plus, assumez et engagez-vous ! ! ! » À quelques jours du 1er septembre, la rupture est consommée.
Source : Nice-Matin


