Fibre-Excellence à Saint-Gaudens : une offre de reprise attendue avant lundi midi

À midi ce lundi 24 août 2026, le délai accordé par le tribunal de commerce de Toulouse expire : si aucune offre n’est retenue, la liquidation des 270 salariés de l’usine Fibre-Excellence à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) pourrait être prononcée. La CGT alerte sur le risque industriel du site.

Le suspense autour de l’avenir de l’usine Fibre-Excellence à Saint-Gaudens pourrait prendre fin ce jour. Le tribunal de commerce de Toulouse a fixé la date limite pour le dépôt d’une offre de reprise. En l’absence d’une proposition retenue, la liquidation de cette usine, qui emploie 270 personnes, pourrait être inévitable.

Ce délai supplémentaire d’un mois avait été accordé suite à la candidature de Pierre-Étienne Bindschedler, PDG du groupe Soprema, qui a déposé une garantie de deux millions d’euros, comme l’avait précisé la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, dans un communiqué du 30 juillet 2026.

Cédric Bye, secrétaire du CSE et élu à la CGT, se montre confiant : « D’après les informations que j’ai reçues, il devrait y avoir une offre demain matin. » Il reste toutefois réaliste, soulignant que l’offre potentiellement déposée ne sera pas définitive et pourra être modifiée. « Ça ne veut pas forcément dire que l’usine sera reprise, mais ça serait un bon signal », a-t-il ajouté. La décision finale sera prise lors de l’audience prévue le 8 septembre 2026 au Tribunal de commerce de Toulouse.

Une assemblée générale est prévue par les membres de la CGT de l’usine mardi 25 août « afin d’informer les salariés », précise le secrétaire.

Cependant, l’éventualité d’une liquidation reste sur la table, similaire à ce qu’a subi le site de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. « Si aucune offre n’est déposée demain, c’est que l’État n’a pas pris sa responsabilité. On a au moins la chance d’avoir le soutien de la région Occitanie, c’est ce qui a manqué à Tarascon », estime Cédric Bye.

À partir du 28 août, le site de Tarascon sera géré par une entreprise spécialisée dans le traitement et la gestion de déchets. Depuis la liquidation, ce sont les salariés qui asnt la surveillance et la mise en sécurité des installations, comme c’est toujours le cas à Saint-Gaudens.

Pour les salariés, cette prise de relais présente un risque industriel accru, les deux sites étant classés Seveso seuil haut (le plus haut niveau de risque). « Dans cette entreprise de gestion des déchets, personne ne connaît l’installation. Il y a des produits chimiques dangereux, des moyens de lutte contre les incendies à alimenter régulièrement en eau », souligne Cédric Bye, ajoutant que « ce n’est pas la faute de l’entreprise, c’est la loi qui n’est pas adaptée à des sites de production comme les nôtres. »

Dans un communiqué du 20 août 2026, la CGT interpelle l’État : « Qui assumera les conséquences en cas d’incident industriel ou environnemental ? » Le syndicat demande que les salariés « disposant des compétences nécessaires puissent continuer d’asr la mise en sécurité et la préservation des installations, avec les moyens et les garanties nécessaires. »

Pour l’instant, ce risque ne concerne que le site de Tarascon, mais si aucune proposition n’est déposée lundi, Saint-Gaudens pourrait également en pâtir. « J’espère qu’on n’aura pas à en passer par là. Si on y arrive, je suis sûr que la Région nous donnerait les moyens pour garantir la sécurité », conclut Cédric Bye.

Source : France 3 Régions

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *