La Syrie dénonce des « attaques répétées » d’Israël
(Damas) La Syrie a dénoncé samedi des « attaques répétées » d’Israël, suite à une frappe de drone survenue dans la matinée dans le sud du pays. Cet incident fait suite à un bombardement d’une base militaire dans le nord-ouest, alors qu’un ministre israélien a rejeté les critiques américaines concernant cette dernière opération.
Selon la télévision d’État syrienne, une personne a été blessée par un drone israélien qui a ciblé un véhicule près du plateau du Golan, en grande partie occupé depuis 1967 et annexé par Israël. Le ministère syrien des Affaires étrangères a qualifié cette attaque de « violation flagrante de la souveraineté » de la Syrie, ajoutant qu’elle constitue une atteinte manifeste au droit international et s’inscrit dans le cadre des « attaques répétées d’Israël contre le territoire syrien ».
L’armée israélienne a, de son côté, affirmé que ses forces avaient ouvert le feu sur une personne dans le sud de la Syrie, la qualifiant de « menace immédiate » pour les soldats israéliens, sans en préciser l’identité ni le lien avec un groupe particulier.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a critiqué l’envoyé spécial américain en Syrie, Tom Barrack, pour ses remarques concernant la précédente attaque contre la base d’Abou Dhouhour. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a reconnu implicitement la frappe, affirmant que la Turquie, alliée des autorités de Damas, cherche à établir une présence militaire dans la région.
Israël a fourni des « informations de renseignement aux parties habilitées aux États-Unis » avant cette opération, et Katz a qualifié les critiques de Barrack de « pleines d’inexactitudes ». Tom Barrack a, quant à lui, condamné le bombardement, le qualifiant d’« escalade inutile », et a suggéré qu’il pourrait s’agir d’une manœuvre électoraliste de Nétanyahou à l’approche des législatives du 27 octobre en Israël.
Israël a mené des centaines de frappes en Syrie depuis la chute, en décembre 2024, du président Bachar al-Assad, renversé par une coalition islamiste. Les forces israéliennes ont également déployé des troupes dans une zone tampon sous surveillance de l’ONU sur le plateau du Golan, où elles revendiquent l’établissement d’une « zone de sécurité ».
Mercredi, le chef d’état-major israélien, le général Eyal Zamir, a déclaré que l’armée surveillait l’évolution de la situation sur le front syrien et ne permettrait pas à des forces hostiles de s’implanter à ses frontières.
En novembre dernier, les forces israéliennes avaient tué 13 Syriens lors d’une opération visant un groupe islamiste, faisant également six blessés parmi les soldats israéliens lors des échanges de tirs.
Source : La télévision d’État syrienne, ministère des Affaires étrangères syrien, armée israélienne.



