Chaque année, de nombreuses et nombreux Suisses choisissent de s’installer à l’étranger pour jouir d’un climat plus agréable. Historiquement, ce départ était principalement motivé par l’envie de fuir la grisaille hivernale. Mais les vagues de chaleur extrême, à l’image de la canicule de l’été 2026, pourraient pousser de plus en plus d’Helvètes à plier bagage.
Historique des départs
Pendant longtemps, le profil type de l’expatrié climatique helvétique a été celui d’une personne lassée des longs hivers et de l’humidité du Plateau, cherchant un climat plus agréable et prévisible.
Des témoignages comme celui de Mike Vetter, qui a émigré dans le sud de la Californie, soulignent cette tendance : « San Diego a l’un des meilleurs climats au monde, avec un soleil magnifique plus de 300 jours par an. »
Changements récents
Toutefois, la chaleur excessive pourrait bientôt devenir le principal motif de départ. La Suisse figure parmi les dix pays les plus touchés par le réchauffement climatique, avec des températures qui augmentent plus rapidement que dans la plupart des autres pays.
Des expatriés comme Norbert Roth, qui a quitté la Suisse pour le bord de la mer du Nord, témoignent des effets du changement climatique : « La chaleur, les nombreux orages, les épisodes de forte grêle… ».
Impacts géographiques
Sur les quelque 840 000 Suisses vivant à l’étranger, près des deux tiers résident en Europe, un continent particulièrement touché par les effets du réchauffement climatique. Cependant, cela n’influence pas encore massivement les choix de vie de la diaspora helvétique à l’échelle mondiale.
Selon Kati Lyon-Villiger, résidente au Canada, « le changement climatique est beaucoup moins perceptible ici qu’en Suisse. La neige met simplement un peu plus de temps à arriver. »
Facteurs émotionnels
Malgré l’attrait d’un climat plus clément, la nostalgie et les liens familiaux pèsent parfois plus lourd que la météo. Verena Edmondson-Siegenthaler, émigrée en Australie, confie que, bien que le climat soit exceptionnel, ses liens avec sa famille lui manquent de plus en plus.
Texte original en français relu et vérifié par Samuel Jaberg.



