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« C’est une grande fierté » : directeur d’école, il dessine des cartes Star Wars et Disney uniques

Publié le 23/08/2026 à 06h00
Temps de lecture : 3 min

À 39 ans, William Roger est devenu l’un des rares artistes à collaborer avec Topps, un géant américain spécialiste des « sketch cards », des cartes à collectionner prisées par les fans de sport, de Marvel ou de Disney. L’illustrateur a ouvert les portes de son bureau situé à Pannes, dans le Loiret.

Dans une petite pièce décorée sur le thème de la pop culture, William Roger, directeur d’école, commence à mettre en couleur sa dernière œuvre. Il s’agit d’un « bébé Yoda », personnage emblématique de la saga Star Wars, mesurant seulement 6×8 cm. Ce petit format, équivalent à une carte à jouer, doit être terminé dans la soirée pour être expédié le lendemain vers le Texas, au siège de Topps, avec qui William collabore depuis un an.

En plus de son rôle de directeur, ce père de famille se transforme en artiste la nuit. William est l’un des rares engagés par la compagnie pour dessiner des cartes à collectionner Disney et Star Wars, des œuvres uniques appelées « one of one », qui se vendent à prix d’or dans le monde entier.

Entouré de figurines Star Wars et de posters dédicacés, William se trouve immergé dans l’univers qu’il doit représenter. Une carte réalisée pour ses premières collections Star Wars est fièrement exposée dans sa vitrine. « C’est une des cartes que j’ai choisies pour être sélectionnées par Topps. Et ça a fonctionné », se remémore-t-il avec un sourire.

Avant d’intégrer le club très sélect des artistes employés par Topps, William a dû faire ses preuves. « On nous demande de dessiner quatre personnages Star Wars et Disney. On envoie nos créations, et si cela leur convient, ils nous envoient un contrat », explique-t-il. Une méthode qui laisse de nombreux artistes déçus.

Mais ceux qui réussissent à obtenir un contrat font face à des exigences élevées. « On doit avoir plus de 95 % de réussite sur chaque commande, sinon la fois suivante, on n’est pas repris. C’est précaire, et cela peut s’arrêter à tout moment », déclare William. Sur 400 cartes réalisées, il n’a essuyé que 4 ou 5 refus, soit moins de 1 % de ses créations.

William doit également jongler entre son emploi principal et son rôle de père, ce qui lui permet de finaliser une carte tous les deux jours, sauf en période de vacances, où il peut produire jusqu’à 4 ou 5 cartes par jour. « Il me faut environ deux heures de concentration par carte », précise-t-il.

Grand fan de Star Wars, de Retour vers le futur, et d’autres univers de science-fiction, William considère son travail comme une véritable fierté. « Avant de travailler pour cette franchise, j’étais moi-même collectionneur de cartes. Être passé de l’autre côté est extraordinaire », conclut-il.

Source : France3 Régions

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