Stationnement payant à l'hôpital : des tarifs trop élevés pour les patients et leurs familles, une aubaine financière pour les CHU

Stationnement payant à l’hôpital : des tarifs trop élevés pour les patients et leurs familles

L’hôpital de Brive (Corrèze) s’apprête à instaurer un stationnement payant sur l’un de ses parkings, rejoignant ainsi d’autres établissements de santé en France. Cette décision vise à faciliter l’accès pour les patients tout en générant des recettes supplémentaires pour l’institution.

Depuis plusieurs années, la mise en place de parkings payants dans les hôpitaux suscite des débats. La directrice déléguée de l’hôpital, Sandrine Berger, a déclaré : « On ne pouvait pas continuer comme ça. » L’objectif est de favoriser la rotation des véhicules, d’éliminer les voitures ventouses et de libérer des places proches des services de soins. L’hôpital de Brive a investi 90 000 euros pour l’aménagement des bornes de paiement et des barrières, qui entreront en service courant septembre. Sur les 646 places disponibles, 109 deviendront payantes.

Le CHU Pellegrin de Bordeaux a été le premier à instaurer un stationnement payant en 2012, suivi par d’autres établissements tels que Toulouse, Montpellier, et Lyon. Selon la Conférence des directeurs généraux de CHU, environ un quart des CHU et près de trois-quarts des centres hospitaliers en France continuent de proposer un parking gratuit.

Les tarifs de stationnement varient selon les villes. À Bordeaux, la première demi-heure est gratuite, l’heure coûte 4 euros, et la journée 17,40 euros. À Toulouse, un tarif unique de 1,80 euro est appliqué pour les patients, tandis que les visiteurs paient 1 euro par tranche de 10 minutes, avec un plafond de 30 euros par jour. À Brive, les deux premières heures seront gratuites, suivies d’une facturation de 40 centimes toutes les 20 minutes.

Début 2026, une proposition de loi socialiste a été adoptée en première lecture, visant à instaurer la gratuité des parkings dans les établissements publics de santé pour les patients et le personnel, ainsi qu’une période de gratuité pour les visiteurs. Cette proposition est actuellement au Sénat et pourrait voir le jour avant la fin du quinquennat en 2027.

Source : La Montagne

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *