La retraite par capitalisation a le vent en poupe dans la campagne présidentielle 2027
À moins d’un an de l’élection présidentielle, la question de la retraite par capitalisation s’impose dans le débat public, portée par des candidats de tous horizons politiques. Longtemps réservée à la droite, cette idée séduit désormais des représentants de la gauche, comme en témoigne la prise de position de Philippe Brun, député socialiste de l’Eure et candidat à la primaire du camp social-démocrate.
Une proposition inédite à gauche
Philippe Brun a annoncé son intention de créer « un système mixte avec beaucoup de capitalisation ». Cette déclaration marque une rupture au sein de la gauche, traditionnellement attachée au régime par répartition. Le député justifie son choix par l’évolution démographique, affirmant qu’« il n’y a pas aujourd’hui assez d’actifs par retraité ». Il propose d’affecter 15 milliards d’euros par an à un fonds de pension public géré par les syndicats, « comme l’avait imaginé Lionel Jospin ». Ce fonds, qui pourrait générer un rendement de 4 % par an, servirait à investir dans des secteurs comme la transition écologique et l’intelligence artificielle.
Du côté du centre et de la droite, la capitalisation est perçue comme une solution incontournable pour garantir la pérennité du système de retraite. Édouard Philippe, ancien Premier ministre et président du parti Horizons, souhaite atteindre une part de capitalisation de 15 % dans le système de retraite. Il considère que cela redonnerait de la liberté individuelle et garantirait le financement des retraites.
Bruno Retailleau, candidat des Républicains, soutient également cette approche, affirmant que la retraite par capitalisation est essentielle pour établir un fonds souverain. David Lisnard, maire de Cannes, et Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, défendent également cette réforme.
Gabriel Attal, ancien Premier ministre et leader du parti Renaissance, propose que l’État verse 1 000 euros à chaque nouveau-né sur un compte de capitalisation, que les parents pourraient abonder jusqu’à la majorité de l’enfant. Cette me viserait à diversifier les financements du système actuel.
Un débat qui traverse désormais la gauche
L’idée de la retraite par capitalisation, historiquement portée par la droite, fait désormais débat à gauche. Raphaël Glucksmann, fondateur de Place Publique, a exprimé l’importance d’un effort collectif au service de l’avenir des jeunes, soulignant la nécessité d’un équilibre entre les contributions des plus riches et des plus pauvres.
Ce changement de perspective sur la retraite par capitalisation pourrait redéfinir le paysage politique français à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
Source : Article inspiré de divers déclarations publiques et analyses politiques.



