Histoire de la nuit africaine: au Sénégal, la montée en puissance des soirée reggae «sound system» [8/10] - Reportage Afrique

Histoire de la nuit africaine : au Sénégal, la montée en puissance des soirées reggae « sound system »

À Dakar et en région, chaque week-end, les soirées « sound system », dédiées au reggae, prennent de l’ampleur. Autrefois marginalisées, elles s’affirment désormais comme des événements incontournables de la scène nocturne sénégalaise.

Contexte factuel

Sur une piste à ciel ouvert à Dakar, les participants se laissent emporter par les vibrations reggae. Les DJ enchaînent des titres provenant d’Europe, des États-Unis et de la Jamaïque. Omar, membre de la communauté des Baye Fall, une branche du mouridisme, souligne l’importance de cette culture : « Ici, on aime le dancehall, on aime le reggae et la culture rasta ». Pour lui, le reggae est avant tout une prière.

Ces dernières années, les « sound system » ont vu leur public s’élargir, attirant des familles, des couples mariés et des professionnels. Omar remarque que de plus en plus de personnes prennent conscience des messages véhiculés par la musique.

Les premiers « sound system » au Sénégal apparaissent dans les années 1990, grâce à l’animateur radio Cheikh Amala Doucouré, qui consacre une émission hebdomadaire au reggae. Toutefois, ce mouvement était initialement perçu de manière négative, associé à des déviances morales. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, des artistes comme Bob Marley et Peter Tosh trouvent un nouvel écho auprès des jeunes.

Données ou statistiques

Le 11 mai dernier, un « sound system » a rassemblé plus d’un millier de personnes à Dakar, en hommage à Bob Marley.

Conséquence directe

Les « sound system » cherchent à se démarquer des genres musicaux plus populaires comme le mbalax et l’afrobeats, tout en promouvant un message de paix et d’harmonie. Arame Ndiaye, responsable chez Sen Reggae, estime que ces événements peuvent contribuer à apaiser les tensions sociales, particulièrement dans le contexte politique actuel.

Source : RFI

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