RDC : Le sit-in de l'opposition dégénère à Kinshasa

Kinshasa : Le sit-in de l’opposition dégénère en violences

À Kinshasa, en République démocratique du Congo, l’opposition avait organisé un sit-in ce vendredi devant le Palais du peuple pour s’opposer à un projet de changement de la Constitution. Dès les premières heures du matin, un large dispositif policier avait été déployé autour des lieux de rassemblement.

La mobilisation, prévue autour de 10 heures, a rapidement dégénéré en violentes altercations entre les forces de l’ordre et les militants de l’opposition. Selon un bilan provisoire, deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, incluant des figures politiques telles que Martin Fayulu et Delly Sesanga.

Un début dans le calme

La journée avait débuté paisiblement à Kinshasa, avec une ambiance habituelle dans la ville. Cependant, la présence de camions de police aux abords du Palais du peuple laissait présager une tension croissante. À me que l’on s’éloignait du centre, des signes de tension devenaient visibles, notamment devant des sièges de partis d’opposition.

Les premiers heurts

Des militants, mécontents de la situation, ont exprimé leur indignation face à l’intervention des forces de sécurité. Trésor Kandolo, un membre du parti d’opposition, a rapporté que des militaires étaient intervenus lors d’une réunion pacifique, provoquant des tensions.

À proximité, des manifestants affirmaient leur détermination à s’opposer au président Félix Tshisekedi, qu’ils accusent d’avoir accédé au pouvoir par des moyens frauduleux lors des élections de 2018.

Au moins deux morts

En fin de journée, la coalition Lamuka, à l’origine du rassemblement, a rapporté deux morts et de nombreux blessés, déplorant une réaction violente des forces de police. Le porte-parole de cette coalition a qualifié la situation de « carnage », affirmant que la police avait tiré sur des manifestants pacifiques.

La coalition C64, qui a organisé le sit-in, a exprimé ses préoccupations concernant un projet de révision constitutionnelle, le considérant comme une menace à la stabilité du pays. L’ancien président Joseph Kabila a également appelé à s’opposer à toute modification constitutionnelle.

Dans un communiqué, l’ONG La Voix des sans voix a dénoncé la répression violente de la manifestation.

Source : DW.

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