BTP : L’écosystème accélère sa structuration

L’écosystème du BTP au Maroc : une structuration accélérée

Avec un budget record de 73 milliards de dirhams (MMDH) consacré au BTP en 2026, le Maroc intensifie la réalisation de ses grands chantiers. Dans ce cadre, les acteurs de la filière se réorganisent pour mieux structurer l’écosystème.

En décembre dernier, la création de la Fédération interprofessionnelle des laboratoires d’essais et de contrôle (FILEC) a marqué le début d’une dynamique de fédération parmi les professionnels. Les ingénieurs civils se regroupent désormais au sein de l’Association nationale des ingénieurs civils (ANIC).

Cette série d’initiatives traduit une volonté de bâtir une filière plus intégrée et compétitive pour accompagner les grands projets d’infrastructure du Royaume. Amine Brahim El Barkaoui, président de l’ANIC, souligne que l’objectif est de valoriser la contribution des ingénieurs civils et de promouvoir l’excellence technique et l’éthique professionnelle.

Parmi les missions clés de l’ANIC figure la fédération des différents métiers du génie civil et du BTP, incluant maîtres d’ouvrage, promoteurs, bureaux d’études, et autres intervenants. Cependant, l’Association note que la collaboration entre ces acteurs reste insuffisante, entraînant des difficultés dans la réalisation de projets.

El Barkaoui met en lumière la nécessité de passer d’une logique de silo à une véritable logique d’écosystème, afin de remédier aux problèmes d’anticipation et de coordination souvent rencontrés dans les projets. De plus, la lutte contre la logique du moins-disant dans les appels d’offres est essentielle pour garantir la qualité des études et des ouvrages.

L’ANIC et la FILEC plaident également pour une meilleure valorisation de l’expertise marocaine, notamment dans le cadre de projets structurants tels que la LGV Kénitra-Marrakech et d’autres infrastructures industrielles. Les deux organisations visent à renforcer la visibilité et l’organisation des compétences nationales.

Enfin, l’ANIC souhaite faire de la formation un levier stratégique, en établissant des passerelles entre écoles d’ingénieurs, entreprises et bureaux d’études. La formation continue est perçue comme essentielle pour garantir des projets de classe mondiale, tout en respectant les réalités nationales.

Source : Article original sur le BTP au Maroc.

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