Téhéran renforce son contrôle sur les médias, une dérive vers un modèle nord-coréen
L’Iran intensifie son contrôle sur les médias, comme en témoignent les récentes initiatives du gouvernement, telles que l’adoption d’une loi contre l’“influence étrangère” et l’arrêt d’une émission en ligne populaire. Ces mes visent à imposer une voix unique au sein du paysage médiatique iranien.
Cette situation représente un défi majeur pour les journalistes, qui sont perçus par les autorités comme une menace pour la sécurité nationale, surtout depuis le début du conflit américano-israélien. Le journaliste Mehrdad Khadir, travaillant pour le média Asr-e Iran, a souligné dans une interview que cette “approche sécuritaire” pousse les journalistes à se livrer à une propagande pure. Il a également noté que le public se retrouve entre la télévision d’État et les médias d’opposition, avec peu d’options pour accéder à une information indépendante. Plusieurs sites ont tenté de maintenir leur indépendance, mais ont subi des pressions, les amenant à relayer les récits officiels fournis par le pouvoir.
Selon l’Association des journalistes de Téhéran, plus de cent journalistes ont perdu leur emploi à cause de la guerre et de la crise économique actuelle.
Le Parlement iranien a récemment proposé un projet de loi qui vise à lutter contre ce qu’il appelle l’“influence étrangère” sur les médias, renforçant ainsi la volonté du régime d’exercer un contrôle total sur l’information diffusée dans le pays.
Source : Isna, Asr-e Iran



